Richesse

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  • Publié le : 4 juin 2012
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Première partie : "Pourquoi les pays pauvres sont-ils pauvres?"[modifier]
La première partie est centrée sur la question : "Pourquoi les pays pauvres sont-ils pauvres?" L'auteur tente de répertorier les principales causes de la misère africaine, qu'il classe en trois étages.

Au premier étage est l'esclavage des femmes, lié au fait que dans les sociétés africaines, l'homme commande.
Audeuxième étage, c'est l'exploitation des campagnes par les villes, liée au fait que les classes au pouvoir sont urbaines. Un cercle vicieux de l'exploitation s'installe : l'État impose des bas prix aux campagnes, ce qui ruine les agriculteurs et les pousse à l'exode rural, venant former des cohortes de pauvres urbains qui à leur tour comptent sur une nourriture à bas prix, et se révoltent lorsque lesprix montent. L'État est contraint à l'immobilisme.
Au troisième étage se trouve la corruption : l'exploitation de la nation tout entière par la classe au pouvoir.
Comment sortir de cet engrenage de la misère? On ne peut plus supposer aujourd'hui que le libre jeu des marchés suffirait à émanciper l'humanité, comme les physiocrates, critiques du mercantilisme, l'espéraient. Un programme dedémocratie et de scolarisation massive (notamment des femmes), ces deux éléments s'alimentant mutuellement, serait un meilleur remède.

Les pièges de pauvreté ne sont pas inéluctables. C'est ce que montre la deuxième partie, étude du développement record de Hong Kong et Singapour.
Ces deux villes asiatiques, parties d’un niveau de développement très bas, ont atteint très rapidement leur place parmi lesvilles les plus riches du monde.

La croissance de Hong Kong se fonde d’abord sur le développement industriel, puis la diversification des activités.
Singapour, conduite d’une main de fer, est passée par la simplification du code du travail, une politique de rigueur économique, des mesures comme l’obligation de capitalisation des retraites, des incitations fiscales à l’investissement étranger,ce qui a conduit au développement industriel, technique, puis de la finance. On a assisté à une forte spécialisation des choix de production, qui a fait la réussite de l’économie de Singapour. Le PNB par tête de Singapour a aujourd'hui dépassé celui de son ancienne puissance colonisatrice, l'Angleterre
Ces résultats obtenus sont moins issus de la hausse de la productivité que du travail opiniâtrede la population. « La richesse vient récompenser les efforts de chacun », dit l’auteur. Des remèdes simples comme l’épargne, l’investissement, l’éducation de la main d’œuvre ont porté leurs fruits, ce qui permet de constater qu’un phénomène de rattrapage est en œuvre. L’économie de marché serait selon l'auteur vecteur d’une société plus égalitaire, par le fait que l’impératif de croissance obligeau progrès de la scolarisation, cette dernière étant porteuse d’aspirations démocratiques.

Face à la montée de la puissance économique des « tigres et dragons » asiatiques, les pays du Nord doivent-ils craindre la loi d’une économie de marché dont ils ont été les initiateurs ? En effet, doivent-ils craindre une perte de compétitivité « globale » de leurs économies ? On ne doit pas avoir peurdu « déficit global du commerce avec les pays pauvres ». Ce qui est en jeu n’est pas le déséquilibre entre les importations et les exportations, mais la composition « sectorielle » de ceux-ci. On s’oppose ainsi aux mercantilistes, qui sont contre la concurrence internationale. La réponse de Ricardo à ces craintes est la théorie des avantages comparatifs : se spécialiser dans les domaines où l’onest le meilleur s’applique aussi au niveau des États. Ceci passe cependant par une transition souvent douloureuse, comme l’exode rural. La spécialisation pose de grands problèmes. L’Inde, qui s’était spécialisé dans le coton, le jute, l’opium, par exemple, est devenu plus dépendant de la conjoncture mondiale qui, lorsqu’elle est mauvaise, peut conduire à la famine, dans ce cas-là. La division...
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