Sartre, huis clos

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  • Publié le : 25 mai 2010
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Concept central :
P.40 : « Entre assassins. Nous sommes en enfer, ma petite, il n’y a jamais d’erreur et on ne damne jamais les gens pour rien. »
P.41 : « Damnée, la petite sainte. Damné, le héros sans reproche. Nous avons eu notre heure de plaisir, n’est-ce pas? Il y a des gens qui ont souffert pour nous jusqu’à la mort et cela nous amusait beaucoup. À présent, il faut payer. »
P.46 :« Regarde dans mes yeux : est-ce que tu t’y vois? »
P.51 : « Je vous sens jusque dans mes os. Votre silence me crie dans les oreilles. Vous pouvez vous clouer la bouche, vous pouvez vous couper la langue, est-ce que vous vous empêcherez d’exister? (…) vous êtes partout, les sons m’arrivent souillés parce que vous les avez entendus au passage. Vous m’avez volé jusqu’à mon visage : vous le connaissez etje ne le connais pas. »
P.59 : « Laissez-moi tranquille. Vous me faites peur. Je veux m’en aller! Je veux m’en aller! »

L’homme se défini par son existence. Il est responsable de ses actions. Les êtres humains doivent payer pour le mal qu’ils ont fait. Leur enfer est construit de la présence des autres, car Ils vivraient mieux seuls, sans le regard le jugement et le reflet des autres. Confinésdevant l’image qu’ils s’entre-renvoient, ils doivent faire face à leur lâcheté. Il leur est interdit de s’apaiser en voyant leur propre reflet, de se plaire dans la contemplation. Fini l’existence narcissique! Ils sont condamnés à ce qu’ils ont méprisé dans leur vie : les autres. Ils ont l’éternité pour faire évoluer leurs relations avec les autres afin qu’elles deviennent saines, car les autresexisteront toujours et que sans interactions avec eux, ils n’existent pas.
Rapport au sacré :
P.16 : «  Car enfin, je vous le demande, pourquoi vous brosseriez-vous les dents? »
P.17 : « Nous, nous battions des paupières. Un clin d’œil, ça s’appelait… Quatre mille petites évasions.»
P.30 : « L’essentiel, n’est-ce pas, c’est de conserver la bonne humeur. »
P.54 : « C’est une femme qui a lavocation du martyre. »
P.62 : « Inutile. Ici les larmes ne coulent pas. »
P.66 : « Regardez-moi : nous sommes nus. Nus jusqu’aux os et je vous connais jusqu’au cœur. C’est un lien »
Ils se battent pour garder certaines de leurs habitudes qui, dans leur enfer, n’ont plus aucune valeur. Ils tentent de garder une certaine estime d’eux-mêmes, de garder le contrôle sur leur vie passée, mais elle neleur appartient plus. Estelle accorde énormément d’importance au paraître. Pour Garcin, il se déculpabilise en rejetant la faute sur sa femme. Il valorise son propre raisonnement pour camoufler sa faiblesse. Chacun alloue à sa vie un mérite pour sembler bon. Pour Sartre, les relations humaines tout comme le mal généré sont sacrés. Il est juste de payer pour le mal qui a été fait. Le bien enversles autres est fondamental.
Rapport à la nature :
P.13 : « Est-ce que toutes les chambres sont pareilles? »
P.14 : « Je vivais toujours dans des meubles que je n’aimais pas et des situations fausses; j’adorais ça. »
P.15 : « Pas de glaces, pas de fenêtres, naturellement. Rien de fragile. »
P.20 : « -Et si je balançais le bronze sur la lampe électrique, est-ce qu’elle s’éteindrait? –Il esttrop lourd. »
P.33 : « Vous êtes assis sur mon canapé. »
P.48 : « Mon image dans les glaces était apprivoisée. »
Ils utilisent la nature, la matière, pour se définir eux-mêmes. Estelle s’associe à un canapé, elle cherche celui qui ressortira d’elle ce qu’elle veut bien montrer. Cependant, avec le temps, cette utilité se fane, car dans leur enfer il y a très peu d’objet auquel ils peuvent seraccrocher. Le miroir est absent, rendant impossible la simple contemplation de soi et le regard sur soi par soi-même. La nature étant limitée, les autres deviennent essentiels, malgré eux. La matière pourrait aussi servir à exprimer librement leur colère ou leur désaccord. Malheureusement, ils n’ont pas le loisir de fracasser du matériel à ces fins. Le matériel semble sûr tandis que les autres...
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