Secteur informel et contrebande

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  • Publié le : 24 juin 2011
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Université HASSAN II
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et sociales
Année 2005/2006

L’ECONOMIE INFORMELLE AU MAROC

Réalisé par : Sous la direction de :

M. YASSIR bayali M. ouamen

M. HOUDA hejji

Plan de l’exposé

[pic] S’agit-il d’un secteur, ou de secteurs informels ?

[pic] Les uns cultivent l’informel, Lesautres le subissent et en vivent !

[pic] Coexistence des circuits formels et informels :

[pic] la contrebande : des statistiques défiant toute concurrence

[pic] Exemples concrets : cas de Derb Ghellef , Koriâa

[pic] Quelques Procédure à suivre pour pallier à ce phénomène.

[pic] Des compagnes contre l’informel

[pic] Confidentiel : Le rapport secret de Driss Jettou[pic] Quelques Qualificatifs

[pic] Recommandations par la CCBLM

[pic] Conclusion

Préambule

Nul ne peut nier la place importante qu’occupe l’informel dans le contexte économique national. En effet, le marché informel enregistre des performances quantitatives considérables et offre de l’emploi à bon nombre de personnes, ce qui nuit au secteur formel légal et cause degrosses pertes pour les unités productives nationales.

Conscient de la gravité de ce phénomène, des pertes qu’il implique pour les unités productives nationale, et de l’impératif de réduire son impact, le gouvernement Marocain sous la houlette de M. Driss Jettou juge nécessaire et urgente la mise en place d’un plan d’action impliquant l’ensemble des opérateurs publics et privés afin de rendrelégales et transparentes les activités de l’informel.

Pour sa part, l’administration des douanes ne cesse de déclencher des campagnes contre la contrebande. Celles-ci sont appréciées par les professionnels qui considèrent utiles la continuité et la généralisation de ce types de campagnes.

Le présent travail, présenté sous forme d’exposé offre un sujet homogène traitant del’économie informelle au Maroc, et des mesures à prendre pour pallier à ce phénomène.

( S’agit-il d’un secteur, ou de secteurs informels ?:

Il n’y a pas un secteur informel mais des secteurs informels. Celui des entreprises qui fraudent et portent préjudice à l’économie, et celui des petits métiers qui créent la richesse et à qui l’on doit offrire les moyens d’intégrer la légalité.Depuis quelques temps foisonnent un certain nombre d’études sur le poids du secteur informel au Maroc et sous d’autre cieux. Il serait pertinent, avant d’aller plus loin, d’en cerner les contours.

Selon le bon vieux petit Robert, le secteur informel est ce qui n’est pas organisé de façon formelle. Que contient ce réceptacle ?

On pense à tort qu’il se conjugue au singulier alors quele secteur informel est pluriel. Peut-on mettre au même niveau l’entreprise structurée, qui définit un rayon d’action au sein duquel le bénéfice est pratiquement égal à son chiffre d’affaire, le marchand ambulant qui a fréquenté la rue pour seule école et l’entre-deux constitué par ces « no man’s land » que sont les « Joutia ».

Bien que les termes «formel» et «informel» soient utilisésfréquemment par toute personne travaillant dans les pays en développement, la différence entre ces deux secteurs n’est pas toujours claire et évidente. Les débats qui entourent la définition du secteur informel sont toujours ouverts.

Les définitions posent généralement des problèmes, comme le démontrent les exemples suivants. Oudin (1990) a choisi, au Niger, d’inclure dans le secteurinformel l’ensemble des activités non agricoles n’ayant pas de comptabilité selon les normes du plan comptable national. Mais selon lui, le terme secteur est même contestable puisqu’il suppose une certaine homogénéité des unités qui le composent. Selon Madhuri Bose (1990), les essais visant à délimiter ces secteurs à l’aide de facteurs tels que la technologie traditionnelle, le employment status,...
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