Soin de confort

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  • Publié le : 2 décembre 2011
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SOINS DE CONFORT ET DE BIEN ETRE
Nous sommes le Mercredi 16 Novembre 2011, à la résidence « les 4 saisons » à Delle, j’ai choisi de décrire l’aide au déshabillage de Madame B.
Mme B a 77 ans, elle est veuve, son fils est très présent.
Elle souffre de chondrocalcinose au poignet droit, de coxarthose bilatérale et d’hypoacousie. Elle est en obésité sévère : son Imc est de 37,7.
Elle se déplaceen fauteuil roulant et utilise un déambulateur pour la verticalisation. Le personnel soignant l’habille et la déshabille quotidiennement.
Comme tous les soirs à partir de 18H30 je fais le tour du service, dans mon secteur qui comporte vingt cinq lits, afin d’aider à mettre au lit les résidents qui le souhaitent. Je passe devant la chambre n° 2, chambre double, qu’occupe Mme B avec une autrerésidente, la porte est ouverte comme c’est toujours le cas en journée, Mme B me voit et me demande de venir, elle est assise dans son fauteuil roulant à côté de son lit, je perçois de la gaieté dans le ton de sa voix, ce qui m’interpelle. J’entre donc dans la chambre, salue ses occupantes et demande à Mme B ce qu’elle désire. Toute fière, elle me dit « Regardez, j’ai fait votre boulot, je suis déjà enchemise de nuit, j’ai réussi à la mettre toute seule ». Comme c’est la première fois qu’elle y parvient, je la félicite longuement et l’encourage à continuer sur cette voie. Malgré tout elle ne semble pas pleinement satisfaite car elle m’explique qu’elle a commencé à retirer son soutien –gorge mais n’a pu enlever qu’une seule bretelle. Elle a tout de même mis sa chemise de nuit et ça la gêne. Jel’aide donc à retirer son soutien –gorge, pour ce faire j’enlève sa chemise de nuit, en sollicitant Mme B, puisqu’elle peut y arriver seule, mais après les efforts qu’elle a fournit elle me dit qu’elle préfère que je le fasse à sa place. Je remets sa chemise de nuit, je vérifie si les vêtements qu’elle portait sont propres, ce qui est le cas, je les plie, les pose sur sa chaise afin qu’ils soientprêts pour le lendemain. Pendant ce temps, Mme B s’excuse de m’embêter et se reproche de ne pas pouvoir se débrouiller seule. Je réitère mes félicitations et encouragements, je lui précise que l’aider fait partie de mon rôle, que nous avons le temps de faire les choses correctement et que je m’adapte à son rythme et à ses possibilités.
Finalement elle reconnait que ce qu’elle a accomplit est trèsbien et sourit.
Je termine de la dévêtir en lui retirant son pantalon, je mets sa protection prévue pour la nuit qui se trouve sous son oreiller. Dans un souci d’ergonomie et de sécurité pour la résidente et pour moi, je remonte le lit et le dossier pour que Mme B puisse s’appuyer dessus et je soulève ses jambes que je pose sur le lit. Je retire ses bandes de contention, je vérifie que sa chemisede nuit ne fasse pas de pli, afin d’éviter les plaies du décubitus, je remonte les draps, installe les barrières, je positionne le dossier du lit selon les goût de la résidente et vérifie qu’elle porte bien son médaillon d’appel autour du cou. Je lui renouvèle mes félicitations, lui souhaite une bonne nuit et quitte la chambre sans fermer la porte car deux aides-soignantes arrivent pour mettre aulit la voisine de Mme B.

J’ai choisit d’analyser cette situation du point de vue législatif et éthique d’une part, puis je traiterai le concept du soin et celui de l’autonomie appliqués à cette situation et je ferai référence à la Pyramide de Maslow. Pour finir, je parlerai de ce que m’a apporté cette situation.
Point de vue législatif :
Décret n°2004-802 du 29/07/2004, article R 4311-3 :* Le rôle propre : relèvent du rôle propre de l’infirmier, les soins liés aux fonctions
d’entretien et de continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou
totalement un manque ou une diminution d’autonomie d’une personne ou
d’un groupe de personnes . Dans ce cadre, l’infirmier a...
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