Stefan sweig

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  • Publié le : 3 avril 2011
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Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche. Il est le fils de riches industriels israélites qui ont fait fortune dans le textile. De son père Moritz Zweig, Stefan hérite le goût d'une discrétion qui va jusqu'à l'effacement et s'accompagne d'une austérité naturelle. Il a un frère aîné, Alfred, qui a 2 ans de plus que lui.
Le jeune Stefan est confié à des nourrices, comme tousles enfants de la bourgeoisie. Il demeure confiné dans la nursery, puis dans sa chambre, restant à une distance respectueuse de la vie mondaine que mènent ses parents.
Si Alfred, son frère aîné, solide et calme, ressemble physiquement à son père, Stefan, lui est le portrait de sa mère, en plus mince et plus longiligne. Il a ses traits fins, son sourire et ses yeux noirs qui pétillent. Il a savivacité, sa gaieté et mais aussi ses sautes d'humeur. En 1891 Stefan entre au Maximilian Gymnasium (aujourd’hui le Wasagymnasium), un lycée que ses parents ont choisi parmi les meilleurs de Vienne et qui lui confère une solide culture classique.
Il y suit ses études en toute liberté, n'écoutant que son goût, et se passionne très jeune pour la littérature, la philosophie, l'histoire et l'univers del'art.
Au Maximilian Gymnasium, qu'il décrit comme un bagne, Stefan est un élève moyen et morose. Il semble attendre que le temps passe pour enfin disposer de la liberté promise. " Le seul moment heureux que je doive à l'école, écrira-t-il, ce fut le jour où je laissai retomber pour toujours sa porte derrière moi".
Il découvre Mir Zur Freier (Pour ma joie) de Rainer Maria Rilke, de 6 ans sonaîné. Il s'enthousiasme pour Rilke et peut réciter par cœur ses poèmes.Stefan passe beaucoup de temps dans les cafés avec ses amis. Il discute des heures, joue aux échecs, un jeu qui le fascine, lit tous les journaux et revues culturelles exposés sur une table ou suspendus aux murs. En 1898 et depuis quelques années Stefan Zweig a commencé à écrire des poèmes.
Il publie son premier poème Rosenknospen(Bouton de Rose) dans la revue de Karl Emil Franzos, Die Zukunft (l’Avenir) En 1900, il est reçu au baccalauréat, en juillet. Ses résultats le situent juste au dessus de la moyenne, assez loin des meilleurs élèves. Le plus important pour lui, c'est que ce diplôme le délivre enfin de la "prison dorée" de son enfance. Il quitte le somptueux appartement de ses parents pour emménager dans une chambred'étudiant.
Bien qu'il ait de meilleurs résultats en Allemand et en Histoire, il s'inscrit à l'université, en philosophie.
Il rêve de fréquenter au Café central, Jeune Vienne (Jung-Wien), un cercle de poètes, dramaturges, romanciers dans lequel on retrouve Arthur Schnitzler, Hugo Von Hofmannsthal, Peter Altenberg… En 1901, Stefan Zweig continue à écrire de nombreux poèmes. Il en a déjà écritentre trois et quatre cents (c’est le chiffre qu'il avance). Il écrit le jour, au lieu d'aller en cours de philo, ou la nuit. Il écrit chez lui, mais aussi au café, notamment au Beethoven. Il est encore très influencé par Hugo Von Hofmannsthal et Rainer Maria Rilke.
Depuis Rosenknospen, son premier poème publié en 1898, il a déjà fait connaître en 1901, plus d'une centaine de poèmes au hasard despublications.
C'est en février qu'il publie son premier recueil de poèmes : les Cordes d’argent. Stefan Zweig a sélectionné avec la plus grande intransigeance une cinquantaine de ses meilleurs poèmes. Il n'autorisera jamais aucune réimpression de ce recueil et l'exclura même plus tard de ses œuvres complètes.
Stefan Zweig publie également cette année-là sa première nouvelle, Im Schnee (dans laNeige) dans Die Welt, un journal viennois. Cette nouvelle, d'une dizaine de pages, raconte l'histoire d'une communauté juive, qui sous la menace d'une horde de flagellants, doit fuir le ghetto de son village. Stefan Zweig, si cosmopolite, si passionné, si viennois, consacre son premier texte en prose aux brimades subies par le peuple juif : intuition d'un malheur annoncé ? 1902 Il se rend en...
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