Syntaxe

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  • Publié le : 1 mai 2011
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Chapitre 7: La syntaxe
Pour des renseignements de base, mettez le curseur sur l'une des lignes suivantes et cliquez avec la souris ou faites un retour de chariot. Notez que le texte peut aussi être lu de façon suivie.
* La notion de phrase
* Données
* Langue orale et langue écrite
* La créativité
* Mots et opérations
* Règles deréécriture et arbres syntaxiques
* Syntagmes
* Règles de réécriture
* Les éléments terminaux
* Encore sur les règles de réécriture
* Analyse fonctionnelle, thématique et structurelle
* L'analyse thématique
* D'autres rôles thématiques
* Le syntagme nominal
* Le syntagme adjectival (SADJ)
* Le syntagme prépositionnel: (SP)
* Le syntagme verbal (SV)* Les phrases complexes
* Les phrases enchâssées
* Les phrases coordonnées
* Transformations
* À lire
La notion de phrase
La syntaxe est le domaine de la linguistique qui s'occupe de l'étude des phrases. Notons cependant que le concept de phrase implique déjà un niveau d'abstraction assez élevé. Prenons les exemples suivants:
1. tables fauteuils murs planchers lits2. Cette petite fille est assez rapide.
La plupart des locuteurs auraient tendance à considérer le deuxième exemple comme une phrase, mais non pas le premier. C'est que la notion de phrase implique un niveau minimal de structure. Les éléments sont reliés de façon régulière. Cette régularité se manifeste à deux niveaux: la forme et le sens.
Du point de vue formel, on constate que,contrairement à l'exemple (1) l'exemple (2) comprend un ordre (on dit cette petite fille mais non pas petite cette fille), et une série de dépendances (le choix d'un nom féminin implique le choix d'un adjectif féminin, qui se termine par -e, et le choix d'un nom singulier implique le choix d'un verbe singulier).
Du point de vue sémantique, on remarque que la phrase se caractérise par le fait de porter uncontenu qui représente en quelque sorte la composition de ses composantes. Ainsi, cette petite fille permet d'indiquer l'existence d'une fille en particulier ( cette), le fait que cette fille n'est pas grande ( petite) et le fait qu'il s'agit d'une fille.
Ces deux niveaux de structure supposent une connaissance de la langue. Si on ne parle pas français, on ne peut pas savoir que (2) est unephrase mais que (1) n'en est pas une. Les suites de mots que nous entendons et que nous lisons à tous les jours sont classées comme des phrases ou non selon ces connaissances.
Dans ce qui suit, nous ferons une distinction entre phrase, une entité abstraite qui suppose la connaissance de la langue, et énoncé, une production physique séparée par deux périodes de silence (dans la langue parlée) ou pardes blancs (dans la langue écrite). Les énoncés existent au niveau de la parole, mais les phrases sont des entités de la langue.
Début.

Données
Si on veut étudier les phrases, il faut donc partir d'énoncés, les seules données immédiatement disponibles. Mais où trouve-t-on des énoncés? En syntaxe, comme ailleurs en linguistique, on utilise en général trois méthodes distinctes: l'observation,y compris l'étude des corpus, l'intuition et l'élicitation. En principe, il faut contrôler chacune des sources en faisant appel aux autres.
Entre autres choses, on se sert de l'intuition et de l'élicitation pour vérifier l'acceptabilité. Ainsi, la plupart des locuteurs francophones seraient d'accord pour trouver acceptable le premier énoncé suivant et pour rejeter le deuxième. (Notez l'emploi del'astérisque pour montrer un énoncé inacceptable.)
1. Les enfants jouent dans le jardin.
2. *Les enfants joue dans la jardin.
Un jugement d'acceptabilité ou d'inacceptabilité est souvent intuitif et ne repose pas nécessairement sur la capacité d'identifier ce qui ne va pas. C'est la tâche du linguiste d'identifier ce qui, dans la grammaire, explique l'inacceptabilité d'un énoncé....
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