Voltaire- candide

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  • Publié le : 24 mai 2010
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VETILLARD
Clémence 1ereS4
Français

Introduction :

Voltaire dramaturge réputé du XVIII ème siècle, marque son époque par son idéal philosophique. Le conte se caractérise par son aspect divertissant et frivole. La philosophie, elle, demande une réflexion poussée et un sérieux de mise. Voltaire associe ces deux éléments afin de créer un nouveau genre qu’il nomme : le contephilosophique. Son art inimitable marque le triomphe de l’ « esprit ». Son apogée est marqué par son œuvre, Candide parut en 1759. Voltaire y dénonce les vices de l’homme, tel que l’intolérance religieuse, les guerres et l’esclavages. En effet, le dramaturge envoi Candide à Surinam où il fait la rencontre d’un nègre. Cette rencontre avec l’esclave provoque une prise de conscience pour le jeuneWestphalien. Par quels procédés le narrateur met-il en place une critique virulente de la société ? En premier lieu, nous verrons un simple constat au premier abord. En second lieu, nous nous pencherons sur une importante dénonciation à travers l’ironie. Pour finir, nous étudierons le réquisitoire du narrateur contre l’esclavage.

PLAN :

I- Un simple constat au premier abord.
Nous remarquonsque cette rencontre est contée de manière très neutre. Le narrateur ne laisse pas voir ses sentiments, il reste objectif. Ainsi, le narrateur ne prend pas partie afin de relater les faits tels qu’ils ont été, sans les déformer par sa vision personnelle.
De plus, la neutralité du discours de l’esclave traduit sa résignation, voir l’acceptation de sa situation.

a/ Un constat dans le récit.
-La présentation du nègre est neutre, il y a absence du registre pathétique car le lecteur ne doit pas s’apitoyer sur le sort de l’esclave. Pour cela, le narrateur utilise un amas de détails pour décrire aussi bien ses vêtements 
« N’ayant plus que la moitié de son habit »
« Il manquait la jambe gauche et la main droite ». La mise au même niveau de ces éléments déroute le lecteur et empêchel’apitoiement.
- Le narrateur est neutre et semble très distant. Il relate les faits avec indifférence et froideur.
«  Ils rencontrèrent un nègre étendu par terre. » Il utilise une focalisation interne.
- Le récit d’une simple rencontre sans prendre en compte les différences primordiales qui séparent les personnages. D’un côté, il y a Candide avec son valet Cacambo qui sont représentés parle pronom personnel « ils », ces hommes sont libres de leurs mouvements ce qui est implicitement dit par leur mise en mouvement. Puis, de l’autre côté, se trouve le nègre, lui attend son maître, il n’a pas choisit d’être ici mais il n’est pas libre de ses mouvements : « J’attends mon maître. » Ce dernier n’est pas acteur de cette rencontre.

b/ Un constat dans le discours du nègre.
-Acceptation de sa soumission, il l’affirme.
« J’attends mon maître » discours a la première personne et présence d’un terme impliquant une échelle sociale.
- Un exposé de sa situation très neutre et calme, l’esclave semble résigné.
«  Quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. » passage du « nous » au « je », il n’éprouve pas d’émotion mêmelorsqu’il parle de lui. De plus, ce récit explique sont état actuel, une logique déroutante.
- Une banalisation affirmée par l’esclavage.
«  C’est l’usage », ces manœuvres acceptés dans cette société, elles sont devenues normales.
=> Voltaire utilise ici un retournement de situation, en effet il présente cette horreur banalisé pour mieux la dénoncer car cette banalisation n’est possibleque par l’acceptation d’une majorité qui influe sur la minorité. en effet les esclaves ne trouvent plus la force de revendiquer leurs droits.

c/ Un constat détourné par la position de Candide.
- Candide ne reste pas insensible devant tant d’horreur.
« il versait des larmes en regardant son nègre » cependant cette émotion est atténuée par l’inactivité de Candide a tenté d’améliorer cette...
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