A la recherche du temps perdu- proust

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  • Publié le : 26 mai 2010
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Marcel Proust
A La recherche du temps perdu

« Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Unplaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse: ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu mevenir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu dubreuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. ».

J'ai choisi comme point de départ de mon analyse cet extrait de « Du coté de chez Swann » qui est un des passages les plus connues de « La recherche »,
« la madeleine de Proust » est devenue une expression qui a sa place dans le langage courant, pour designer le surgissement d'un souvenir àpartir d'un acte en apparence anodin. Elle relève en effet d'un procédé qu'on retrouve tout au long de la quête du Narrateur donnant alors une piste pour comprendre une œuvre bien plus complexe.
Cette petite madeleine est devenu presque emblème d'une œuvre, passé dans le filtre de la culture populaire, et qui a inspiré bon nombres d'ecrivains.

L stle style peut être défini d'un manière trèsforte comme « une modestie verbale », comme nous dit Jacques Riviere a été l'un des première a reconnaître la valeur de Proust comme celle de Baudelaire,
on peut voire l'auteur réfléchir sur papier nous donnant le résultat d'un monologue intérieur dont on peut suivre la chaine de ses raisonnement très varie et complexe, comme dans la suite de l'épisode cité quand s'impose de trouver la cause decette joie inattendue qui l'avait pris. Dans sa tentative stylistique plus risqué il y a le dépassement de l'objectivité du réel. La mémoire enfaite engendre la réalité et avec se réminiscence nous amène dans des lieux comme la vieille maison grise sur la route, le jardin, l'excursion quotidienne, et le parc de monsieur Swann, la tante Leonie.
Pour rendre la chaine de souvenir et de raisonnementl'auteur emploie une écriture très structurée, avec un rythme lent, de longues périodes qui peu a peu se transforment en une succession de subordonnées.
Cette technique a signée profondément la littérature du début du XX siècle.

La richesse des images est accompagné par une minutie descriptive qui se déploie à plusieurs niveaux (matériel et intérieur) et qui a toujours comme but de fournir aulecteur les information nécessaire pour s'imaginer la circonstance décrite qui -dans l'épisode de la citation par exemple- sera le lieu d'une réminiscence parmi les plus célèbre qui ont été utilise par de philosophe telle que Maurice Albwachs dans un ouvrage qui a comme titre la mémoire collective, mais aussi chez Gilles Deleuze qui était très admiratif de l'œuvre de Proust et qui lui a dédié unessai devenu lui aussi très célèbre.
En suite on voit s'esquisser chez le narrateur, qui est aussi le protagoniste de cet histoire, une joie inattendue et on le voit aussitôt se mettre a la recherche des raisons qui l'on fait apparaitre ,avec une série d'interrogation qui sont plutôt de l'ordre de l'enquête philosophique .Il nous laisse entrer dans le chambre de sa pensée et dans son monologue...
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