L'attentat de yasmina khadra

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  • Publié le : 30 mai 2010
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Publié à Paris aux Éditions Julliard en 2005, dans la collection Pocket, L’attentat est un roman de 246 pages écrit par l’Algérien Yasmina Khadra, alias Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955. Bien que son éducation se fit à l’école militaire et qu’il ait servi l’armée pendant trente-six ans, il s’est toujours intéressé à la littérature. Ses œuvres les plus notables sont L’écrivain, qui luivalut la Médaille de vermeil de l'Académie française et Ce que le jour doit à la nuit qui sera adapté au cinéma en 2010. Yasmina Khadra vit toujours et il est âgé de 55 ans.
C’est l’histoire d’Amine Jaafari, un éminent chirurgien arabe, naturalisé israélien, âgé de 45 à 55 ans. Le récit se déroule dans les années 2000 en plein cœur du conflit israélo-palestinien, en Israël. Un jour, survient unattentat terroriste à Tel-Aviv et la kamikaze est Sihem, l’épouse d’Amine. Décontenancé, ce dernier cherche à comprendre le geste de sa femme. Sa quête l’amène à Bethléem, Jérusalem et Janin. Finalement, après avoir trouvé quelques réponses auprès d’Adel, son neveu, il décide qu’il ne veut plus jamais en parler. Avant de rentrer chez lui, il rend visite à sa famille chez son grand-oncle Orm, àJanin. Lorsqu’il soupçonne sa nièce de s’être mêlée au mouvement terroriste palestinien, il tente de la raisonner. Il va la chercher là où il pense qu’elle peut être, à la mosquée, mais meurt dans un attentat contre le cheik, avant de l’avoir trouvée.
Tout au long de cette histoire, une grande persévérance est perceptible chez Amine. Lorsqu’il voulait rencontrer le cheikh Marwan et que lesgardiens du temple voulaient l’en empêcher, il ne s’est pas laissé impressionner et a fini par voir l’imam « … décidé à pousser l’imam jusqu’à ses derniers retranchements» . Il ne s’est pas laissé tenir à l’écart des groupes terroristes, car il espérait en apprendre davantage sur sa femme qu’il ne connaissait plus. Sa quête l’a poussé jusqu’au cœur du conflit israélo-palestinien, Janin, là où plusieursauraient renoncé.
— Ce ne serait pas une bonne idée, dit-il [Naveed] à court d’arguments.
— Je n’en ai pas d’autres.
— Tu veux te rendre où exactement?
— Janin.
— La ville est en état de siège, me prévient-il.
— Moi aussi… Tu n’as pas répondu à ma question. Est-ce que je peux compter sur toi?
— Je suppose que rien ne te ferait entendre raison.
— C’est quoi, la raison?... Est-ce que jepeux compter sur toi, oui ou non?
[…]
— Je ne vois pas comment. Tu vas sur un territoire miné où je n’exerce aucun pouvoir et où ma baraka n’a pas cours. J’ignore ce que tu cherches à prouver. Il n’y a rien pour toi, là-bas. Ça canarde de partout, et les balles perdues causent plus de dégâts que les batailles rangées. Je te préviens, Bethléem est une station balnéaire par rapport à Janin.Pourtant, il n’a pas abandonné malgré le danger. Cet aspect de détermination n’est pas seulement reflété dans l’action principale du récit, mais également dans l’ensemble de sa personne. Amine est issu d’un milieu pauvre, mais cela ne l’a pas empêché de devenir chirurgien et de s’élever dans le rang social : réussir des études médicales nécessite une grande persévérance.
Il est également unepersonne très pacifiste. Même lorsqu’il a été victime de raciste par un blessé à l’hôpital, il n’a pas cédé à la provocation et il est resté professionnel. D’ailleurs, il ne cautionne pas la lutte que se livre la Palestine et l’Israël. Il ne comprend pas pourquoi ils ne peuvent cohabiter en paix parce qu’il est lui-même Arabe, naturalisé Israélien et très bien intégré à la société. De plus, il estchirurgien. Il croit en la vie et ne veux pas mourir inutilement pour la Cause.
Jamais je ne me suis senti impliqué, de quelque manière que ce soit, dans le conflit sanglant qui ne fait, en vérité, qu’opposer à huis clos les souffre-douleur aux boucs émissaires d’une histoire scélérate toujours prête à récidiver. J’ai connu tant d’hostilités méprisables que le seul moyen de ne pas ressembler à ceux...
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