L'enjeux scientifique derriere la question de l'objectivité historique se réduit-elle à l'obligation pour tout historien de ne pas etre partial

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1397 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 décembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
1. «L'enjeu scientifique derrière la question de l'objectivité historique se réduit à l'obligation pour tout-e historien-ne de ne pas être partial-e dans ses prises de position». Évaluez l'exactitude de cette affirmation en regard des textes mis en lecture et des discussions qui ont eu lieu en séance.

Non ! Mettons tout de suite les choses au clair. L’historien a-t’il l’«obligation » d’êtreimpartial dans ses prises de positions ? A cette question je ne pense pas que l’on puisse répondre par oui ou par non. Ce serait bien trop réducteur comme réponse. En fait la question sous-jacente est : L’histoire et par extension l’historien peuvent-ils être totalement objectif et impartial ? La encore je n’y crois pas. Pour Langlois et Seignobos, l’objectivité n’est pas possible. Pour eux : «Lesfaits imaginés par l’historien sont forcément subjectifs : c’est une des raisons qu’on donne pour refuser à l’histoire le caractère de science. Mais subjectif n’est pas synonyme d’irréel. Un souvenir n’est qu’une image […] il est la représentation d’une réalité passée »[1]. Donc, par son caractère subjectif l’histoire ne peut être qualifié de science. On pourrait ajouter a cette thèse que pour êtreimpartial, et respecter les critère de scientificité, L’historien, au même titre que le chercheur des sciences dites « pures » devrait pourvoir dégager des lois. Être capable au même titre que les autres sciences de reproduire les phénomènes qu’il observe. On peut aussi ajouter un autre argument qui réfute l’aspect scientifique de l’histoire. L’historien à moins de traiter d’un sujet récent, parexemple la révolution cubaine, ou encore plus récent. Il est impossible pour l’historien d’observer directement l’objet qu’il étudie puisque « l’histoire est une connaissance par traces » . Si l’on tient compte de ces définitions l’histoire ne peut prétendre être une science. Par contre Langlois et Seignobos n’écartent pas totalement l’aspect scientifique de la pratique historienne. Pour eux c’estpar l’application d’une méthodologie rigoureuse que la scientificité devient possible. C’est là qu’intervient la « méthode historique ». Bien qu’elle soit une méthode d’observation indirecte, et « par là visiblement inférieure à la méthode d’observation directe […]elle est la seule pour atteindre les faits passés, et […] elle peut, malgré ces conditions défectueuses, conduire à une connaissancescientifique»[2].
Revenons à la question de l’impartialité. Pour Fustel de Coulanges, cette impartialité est une condition obligatoire et doit être la plus poussé possible. Pour lui, l’historien n’en déplaise à certains doit éviter :
« D’avoir des préférences, des « idées maîtresses », des conceptions supérieures […]  elle ne consiste pas à raconter avec agrément ou à disserter avecprofondeur. Elle consiste, comme toute science, a constater des faits, à les analyser, à les rapprocher, à en marquer le lien. »[3]

Selon cette conception, l’historien a comme mission première la recherche de la vérité et celle-ci ne peut être atteinte que si l’historien fait abstraction de ce qu’il est, ce qu’il pense. En d’autre mots l’historien ne doit rendre compte que de ce qu’il tire desfaits. Il ne doit pas imposer aux fait un sens qu’il n’ont pas. Et que si « qu’une certaine philosophie se dégage de cette histoire scientifique; mais il faut qu’elle s’en dégage naturellement, d’elle-même, presque en dehors de la volonté de l’historien.[4] »

L’historien doit donc être impartial. Fustel de Coulanges ne se demande pas s’il le peut ou si une telle objectivité est souhaitable. C’estni plus ni moins qu’une obligation.

Il se peut sans doute qu’une certaine philosophie se dégage de cette histoire scientifique; mais il faut qu’elle s’en dégage naturellement, d’elle-même, presque en dehors de la volonté de l’historien. Il n’a, lui, d’autre ambition que de voir les faits et de les comprendre avec exactitude. Ce n’est pas dans son imagination ou dans sa logique qu’il les...
tracking img