L'europe de l'ouest en construction

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  • Publié le : 16 juin 2011
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I] L'Europe de l'Ouest en construction
Auréolés par leur participation à la victoire sur l'Allemagne et le Japon, les États-Unis profitent d'une industrie très puissante, intacte et regonflée à bloc par les commandes militaires. Ils aident généreusement les pays d'Europe occidentale à se relever par le biais de prêts financiers (le plan Marshall).

Portés par leur dynamisme démographique etleur volonté d'en finir avec les guerres, les Européens de l'Ouest font bon accueil à ces prêts.

À l'initiative de quelques visionnaires issus de la mouvance démocrate-chrétienne, ils ne s'en tiennent pas là et engagent un processus inédit : l'union du continent par la voie pacifique.

La construction européenne après la Seconde Guerre mondiale procède de plusieurs facteurs : 1) la volonté d'enfinir une fois pour toutes avec les guerres européennes, 2) le besoin des nations occidentales de s'unir face à la menace soviétique, 3) la crainte des nations européennes de n'être pas de taille à affronter isolément les défis économiques et scientifiques du futur.

Jean Monnet se démarque des idéalistes d'avant-guerre (Victor Hugo, Aristide Briand) qui rêvaient d'une union immédiate desnations européennes. Négociateur pragmatique, il convainc les dirigeants chrétiens-démocrates de l'Europe d'après-guerre de s'engager dans une politique des petits pas.

C'est ainsi que grâce à l'Allemand Konrad Adenauer, à l'Italien Alcide de Gasperi et à lui naissent d'abord la CECA puis la CEE, enfin aujourd'hui l'Union européenne.

II] Les démocraties populaires (1948-1989)
À la fin de laSeconde Guerre mondiale, l'Europe est divisée entre les régions occidentales et la Grèce, occupées par les troupes anglo-saxonnes, et les régions centrales, «libérées» du nazisme ou de l'occupation allemande par l'Armée rouge.

Très vite, du fait de la «guerre froide» et de la tension croissante entre les deux «Grands» (États-Unis et URSS), Staline installe des régimes communistes à la tête de tousles États occupés par ses troupes. Cela passe en Tchécosloquie par un coup d'État. L'Allemagne orientale devient elle-même un État artificiel détaché du reste de l'Allemagne, la République démocratique allemande (RDA).

La Yougoslavie, libérée de l'occupation allemande par les communistes locaux, fait figure d'exception. Son chef, Tito, fait figure de «non-aligné», ne faisant allégeance ni àMoscou ni à Washington.

Mais les régimes communistes se heurtent à de fortes résistances, d'autant qu'ils sont impuissants à combler les aspirations matérielles des habitants.

En Allemagne de l'Est (1953) comme en Hongrie (1956) et en Tchécoslovaquie (1968), les successeurs de Staline recourent à la force armée pour maintenir les populations sous leur tutelle.

Les gouvernants installent unefrontière étanche au milieu de l'Europe, le «rideau de fer», pour empêcher leurs sujets de s'enfuir vers l'Occident. Le «Mur de Berlin» parachève en 1961 cette coupure de l'Europe. Il est érigé entre les secteurs occidentaux et soviétique de l'ancienne capitale de l'Allemagne.

La répression ne peut toutefois éradiquer les mouvements clandestins de résistance. Ces derniers bénéficient de laprotection de la conférence européenne d'Helsinki.

La Pologne est bientôt en première ligne dans la lutte contre la dictature. Les résistants, issus du monde ouvrier et profondément attachés à leur foi catholique, trouvent un supplément d'énergie dans l'accession à la papauté de l'archevêque de Cracovie, un cardinal charismatique, Karol Wojtila, sous le nom de Jean-Paul II.

L'enlisement del'Armée rouge en Afghanistan et la très coûteuse course aux armements imposée par le président américain Ronald Reagan portent un coup fatal au prestige de Moscou.

Le nouveau secrétaire général du PCUS (parti communiste de l'Union soviétique) Mikhaïl Gorbatchev prend acte des nouveaux rapports de force. Il engage un processus de libéralisation qui se traduit en trois ans (1986-1989) par la...
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