L'imagination n'est-elle qu'une perception confuse ?

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  • Publié le : 27 novembre 2011
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L’imagination n’est |
elle qu’une perception confuse ? |

Mettre en avant le paradoxe de la question. L’imagination serait une dérivée de la perception sensible donc elle serait une perception affaiblie. L’imagination est une perception mais elle est fausse, confuse c’est à dire amoindrie, affaiblie par rapport à la véritable perception. Activité dérivée d’une autre activité plus authentiquequi serait la perception. D’ou vient l’idée que l’imagination dérive d’une perception ? Présupposé : l’imagination est une reproduction en image d’autre chose. Ce serait une image de perception. Et ce serait une faculté confuse car elle est maitresse d’erreur et de fausseté. Il n’est pas si facile que ça de le remettre en question. C’est une idée empiriste alors à partir de quoi peut-on leremettre en cause ? Il ne faut pas réfuter la thèse de manière externe.
Il y a des conditions de perception propre au sujet. Et l’imagination est supposée toujours faible alors que dans le rêve elle a une extrême intensité. L’image l’emporte parfois sur le perçu. Une imagination intense est nécessairement une imagination réaliste. Exemple de l’hallucination.
Faire de l’imagination une imitation de lasensation nous conduirais à confondre la perception et les images et qui se révèlerait dangereux comme dans le cadre de l’hallucination. Nous n’avons pas de critères pour distinguer imagination et perception. Il y a donc confusion entre imagination et perception. Le critère commun n’est pas viable. Le sujet est justifié, il faut maintenant interroger les conséquences que cela suppose. En quoil’imagination serait-elle une faculté de conscience ?
Sartre : distinction entre imagination et perception selon 4 critères.

I- il existe des critères qui nous permettent de bien distinguer perception et imagination
II- quelles seraient les limites d’une telle caractérisation ? L’imagination n’a-t-elle aucun lien avec le réel ? On ne pourrait pas expliquer l’adhésion au réel.
III- prendre sonimagination pour une perception confuse n’est il pas le meilleur moyen de se justifier en prétendant être affecté par une faculté extérieure.

I- une distinction entre imagination et perception

Sartre montre qu’il y a une distinction entre imagination et perception et qu’il est impossible de les confondre par expérience. Imaginer un objet c’est le convoquer en image. Il n’y a pas dedifférence en terme de nature de l’objet. Le principe de la distinction ressort dans la conscience de cet objet. Il n’y a pas d’un côté les impressions et de l’autre les images, mais il y a un objet saisi sur le mode de l’impression et un saisi sur le mode de l’image. La perception nous offre une série de facettes. Je découvre l’objet perçu au fur et à mesure, ma perception s’enrichit au fur et à mesure,c’est un enrichissement constant. La perception a une perspective de précision. Au contraire, l’imagination est immédiate et globale. Nous ne découvrons pas quelque chose de l’objet imaginaire, nous ne pouvons rien ajouter. L’imagination n’est donc pas une perception confuse car elle n’est pas une perception du tout. Elle serait une quasi perception, une quasi observation. Je peux être très affectépar ce que j’imagine, je n’y découvre rien pour autant. Percevoir c’est se rapporter à un objet présent lourd de surprise, tandis qu’imaginer c’est se référer à un objet absent. On pose alors l’objet comme un néant. L’objet imaginaire se révèle donc inconsistant, absente et donc néant. Imaginer est donc toujours un acte négatif, sert à pallier l’absence.
« Si vive, si touchante, si forte que soitune image, elle donne son objet comme n’étant pas » l’imaginaire de Sartre. Ce n’est pas en terme d’intensité, de degré, de relativisation mais en terme de conscience et de modalité de conscience que l’on peut distinguer imagination et perception.
Il y a une passivité de la perception qui est paradoxalement riche alors qu’il y a une spontanéité de l’imagination qui est paradoxalement...
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