L'origine des differences individuelles

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2395 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
THEME : ORIGINE DES DIFFERENCES INDIVIDUELLES : COGNITION ET ENVIRONNEMENT - COGNITION ET DETERMINANTS BIOLOGIQUES


Présenté par :
FOTSING LAURENT ERNEST
Sous la supervision de : Dr MELOUPOUINTRODUCTION

Alors que la psychologie expérimentale dans ses œuvres d’élaboration des lois générales applicables à tous, est en pleine ascension, négligeant ainsi les différences interindividuelles, la très controversée théorie de l’évolution de Charles Darwin(1859) prépare la communauté scientifique en général et lespsychologues en particulier à l’avènement d’un nouveau champ de connaissance décisif. Son chef d’œuvre intitulé De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, à l’intérieur duquel il aborde la question de la question de l’origine des différences entre les espèces, constitue en soi le premier jalon de cette discipline en gestation que Sir Francis Galton(1865), son érudit de cousin vasystématiser à travers ses travaux sur l’anthropométrie, et la psychologie différentielle est née.
Selon Marie-France Castarède(2003), la psychologie différentielle est une branche de la psychologie qui a « pour objectif de décrire et d’expliquer des différences de conduites entre les individus et entre les groupes, en analysant les caractéristiques qui leur sont propres » . Elle est au centred’un problème scientifique majeur qui s’articule autour de la question de l’origine des différences individuelles. Cette question de l’origine des différences individuelles qui fait l’objet de notre exposé, fait la particularité de la psychologie différentielle. Elle nous transporte de plain pied au cœur d’une des problématiques les plus discutées de l’histoire de la théorie de la connaissance quiopposa pendant des siècles les partisans de l’innéisme de nos conduites d’une part, et d’autres part, les partisans de l’empirisme. Notre exposé qui tente une réponse à cette question, va se structurer en fonction de ces deux pôles dune part, et d’autres part de l’interaction entre les deux.

I- LA COGNITION ET SES DETERMINANTS
La question des déterminants de la cognition ou de l’ensemble desprocessus par lesquels on acquiert les connaissances, est une question délicate qui a été problématisée au XVIIIe par les partisans philosophiques de l’innéisme de nos idées comme Descartes par exemple, et les partisans de l’empirisme radical comme Locke et David Hume. Cette bataille entre rationalistes et empiristes sur l’origine de nos idées a beaucoup influencée l’orientation des chercheurs surl’étude des facteurs à l’œuvre dans nos conduites. Alors que les traits de différences entre les individus sont perceptibles sans ambiguïté notamment la taille, le poids, le sexe, l’ADN, la couleur des yeux, les empreintes, l’intelligence, le raisonnement et les aptitudes, il se pose la question de l’origine de ces différences. Pour les uns, ces différences sont d’origine héréditaire, et pourles autres elles sont déterminées par le milieu.

I.1- La cognition et les déterminants biologiques.
Les héréditaristes soutiennent que l’hérédité a un poids considérable sur les différences individuelles. Ils estiment que l’individu ne peut s’épanouir que dans les limites strictes, exclusivement prédéterminées par le patrimoine génétique hérité. Ces arguments présentés par Matchinda(1999)dans ses repères psychopédagogiques, s’inspirent fortement des travaux de Galton sur l’intelligence et la transmission des capacités intellectuelles entre les générations. En menant aussi les travaux sur les lignées de génie dans les familles célèbres, Sir Galton est convaincu du caractère héréditaire du « Génie » humain et du rôle déterminant de l’hérédité dans les différences individuelles....
tracking img