Analyse de document sénatus consulte des bachanales

1023 mots 5 pages
(Introduction)

Le deuxième siècle avant notre ère a vu Rome face à des évènements découlant de l'arrivée dans la cité, de nombreuses idées, philosophies et religions nouvelles apportées suite aux conquêtes. Cet afflux de nouvelles idées a eu plusieurs répercussions sur le peuple de Rome et on peut en prendre connaissance grâce entre autres, au document connu sous le titre de Sénatus-consulte des Bacchanales. Le document en question a été gravé sur une tablette de bronze qui fût retrouvée en 1640 de notre ère, à Tirioli, à environ 600 km au sud de Rome, et qui réside désormais au Kunsthistorisches Museum à Vienne en Autriche.

(Analyse externe)

Ce document relate les édits du sénat du 7 octobre 186 avant notre ère, concernant la pratique du culte des Bacchanales, le culte de Dionysos-Bacchus, dieu de la démesure orgiastique[1]. Nous connaissons aussi les évènements grâce au récit de Tite-Live, historien romain ayant vécu en l'an ~59 env.-17, qui les rapporta dans son livre Histoire de Rome, aussi connu sous le titre original de Ab urbe condita libri[2].

Avant toute chose, il est important de situer le contexte socio-historique de la crise. En l'année 186 av. J.-C., Hannibal est vaincu. L'Espagne Citérieure (-206) et l'Espagne Ultérieure (-206) forment des provinces suite à la Sicile (-241), la Sardaigne (-238) et la Corse (-238). Carthage est soumise (-201) au pouvoir de Rome, l'armée de Philippe V de Macédoine est vaincue (-196) et la Grèce constitue alors un État-client[3]. À cela, rajoutons que l'Italie entière est sous domination romaine depuis bon nombre d'années. On retrouve donc un affluent de cultures diverses entraînant avec elles bon nombre de visions différentes. Il fût une époque où «le sénat pouvait choisir parmi les cultes qu'il accueillait et les rendre inoffensifs»[4] mais la quantité de nouveaux cultes s'imposant à Rome, est telle que le sénat ne peut désormais tous les contrôler et use de sanctions sévères

en relation