Azeee

Pages: 5 (1006 mots) Publié le: 17 novembre 2013
Explication de texte

Le texte que nous allons étudier est extrait de la Lettre à Elisabeth du 1er septembre 1645 écrit par René Descartes. Le document porte sur la raison et ses différents objectifs. L'auteur définit ici "le vrai office de la raison" comme un moyen "d'examiner la juste valeur des biens" Il s'agit de se demander en quoi la raison est un instrument de discernement de tout cequi s'offre à nous. Pour guider notre analyse, nous allons séparer cette explication de textes en deux parties. Dans une première partie, nous nous interesserons au raisonnement de Descartes pour définir le "vrai office de la raison" Dansune seconde partie, nous verrons que la passion tend à faire détourner l'homme de discerner les biens qu'il mérite.

Dans ce texte, Descartes veut montrer quel est « le vrai office de la raison » dans notre vie. Tout le problème vient en effet de l'homme. il n'est pas fait que de rationalité : il a aussi des passions et des désirs , et c'est ceux-là le plus souvent qu'il prend pour guide. Lamajeure partie du temps, nous n'écoutons que nos désirs, nous faisons ce que nos passions nous dictent : Elles nous indiquent les choses que l'on , c'est-à-dire les buts que nous devons poursuivre, les biens qu'il nous faut acquérir. Mais la passion est-elle fiable ? Celui qui l'écoute sera-t-il effectivement conduit jusqu'au bonheur, au "contentement et à la satisfaction" ? Selon Descartes, on enpeut douter la passion se caractérise en fait par une incapacité réelle à estimer la valeur de ce sur quoi elle se porte. Ce qu'elle désire, elle nous le montre comme ce qu'il y a de plus désirable, comme si la possession importait le plus , comme ce dont il faut se soucier avant toute autre chose. Quelle n'est pas notre déception alors, une fois le but atteint et la chose possédée, lorsque nousnous apercevons qu'elle ne valait pas toutes ces efforts , toutes ces peines.On peut même dire que moins l'objet est à notre portée et plus on le désire ; en sorte que c'est seulement sa "jouissance" qui « nous en fait connaître les défauts »…
On peut en déduire que c'est celui qui n'écoute que sa passion se condamne de lui-même à l'insatisfaction et au dédain de soi : Celui donc qui veutéviter de telles désillusions et de tels regrets, doit écouter sa raison au lieu de se laisser influencer par sa passion : le rôle de la raison, c'est précisément « d'examiner la juste valeur » des biens que les passions nous présentent comme désirables ; et, parmi ceux dont l'acquisition dépend de nous, de ne retenir que ceux qui ont le mérite d'être obtenus.
Il est certain cependant que si laconduite raisonnable nous met à l'abri des regrets, elle ne peut pas à elle seul combler notre satisfaction: même celui qui a examiné soigneusement quels biens méritaient d'être désirés, peut se retrouver privé au dernier moment de l'objet qu'il a voulu. Celui qui se sera conduit droitement, celui qui aura désiré ce que la raison elle-même lui aura présenté comme désirable, celui-là aura fait tout cequi était en son pouvoir pour obtenir la satisfaction ; si ce dernier devait lui être refusé par un coup du sort, il n'aura du moins rien à se reprocher et connaîtra au moins le « contentement » de n'être pour rien dans la perte qui le frappe.

Après avoir décortiqué le raisonnement de l'auteur, voyons en quoi la passion constitue un rempart au discernement entre les choses qui méritent unvéritable effort de notre part et les chose qui ne le méritent pas.

L'homme qui se laisse influencer par les passions est en fait peu capable de se projeter vers l'avenir : occupé par le présent et la violence de ses appétits, il ne connaît pas le poids des conséquences futures de ses décisions, lesquelles ne se révèlent pas à lui comme il l'avait esperé . Au lieu donc de se tourner depuis son...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !