Balzac s’intéresse et décrit abondamment un personnage en particulier et comment il nourrit narration et sa vision de la société. (ferragus, chef des dévorants)

Pages: 5 (1100 mots) Publié le: 5 avril 2012
Commentaire littéraire.
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Honoré de Balzac est une figure importante du mouvement réaliste. Romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, journaliste, il publie en 1833 dans la Revue de Paris, le roman Ferragus. Le titre complet de l’ouvrage est en réalité Farragus, chef des Dévorants. L’extrait retenu (p.30 et 31) nous montrecomment Balzac s’intéresse et décrit abondamment un personnage en particulier et comment il nourrit narration et sa vision de la société.

Dans cette scène, Balzac s’intéresse particulièrement à un personnage, Ferragus.

Tout d’abord, à l’entrée de l’extrait, les mendiants de Paris sont présentés avec un présent de vérité générale (« Tous ont des velléités d’ordre et de travail ») de la ligne 1jusqu’à la ligne 10, pour ensuite introduire le personnage principal. Souvent Balzac utilise ce procédé, il part d’un groupe d’humain, une généralité (ici, les mendiants) pour en isoler qu’un et le décrire (ici, Ferragus), ou l’inverse.
Ferragus apparait alors dans le récit ligne 10 comme personnage principal, un mendiant collé contre un mur. Il est décrit très abondamment, longuement, trèsprécisément à travers le regard de monsieur de Malincour. On repère les ingrédients de la description, donnant l’illusion de la réalité : on a d’abord l’imparfait tout le long du passage descriptif, des lignes 10 à 36 avec les verbes « trahissait », « ressemblait » ou « dessinait ». On ne trouve quasiment aucun indice toponymique, seulement « ces bohémiens de Paris », ligne 5, nous indique que le lieude la scène n’est autre que la capitale. Des indices spatiaux sont présents afin d’apporter des repères, comme « collé...sur le mur », « devant monsieur de Malincour », « chaque côté de sa tête ». Le personnage, ses vêtements et son allure sont décrit de manière très précise, avec beaucoup d’adjectif : « son habit crasseux », « sa méchante cravate noire », « des bottes éculées et percées » ouencore « ses vêtements mouillés »). On retrouve donc les champs lexicaux de la saleté. D’après tous ces indices, il est sale, négligé, repoussant, portant des haillons (« un blanc sale », « son habit crasseux », « odeur fétide »). On voit que son portrait n’est absolument pas idéalisé grâce à la description faite de son aspect physique et vestimentaire.
Sa description est faite en référence et enopposition aux mendiants de Paris : « Ils ont tous un rêve, une espérance… » (Mendiants en général) et « Il n’y avait rien de cette vie étrange dans le personnage collé fort contre le mur… » (Ferragus), on voit ici que Ferragus n’est pas comme tous les autres bohémiens. Habituellement, on éprouve de la compassion pour les mendiants comme lui, mais ici, il a une attitude différente des autres(« attitude pleine d’ironie », « regard noir »…), il n’accepte pas notre pitié et nous rend mal à l’aise. Ce personnage avec son apparence, nous fait croire qu’il est comme tous les autres mendiants, mais il semble avoir une force, une ardeur, une fierté qui nous fait oublier notre pitié pour lui (« séchait notre pitié envers lui »). Il semble comme « proche de nous ». Ce texte joue beaucoup avecl’antithèse comme « ironie et…un regard noir », « railleur et mélancolique », mais aussi avec l’hyperbole « veines grosses comme des cordes », « un large cercle brun, meurtri, se dessinait sous chacun de ses yeux ». Il est aussi comparé à Voltaire et Don Quichotte ligne 22, l’un narquois et l’autre mélancolique. Le narrateur fait référence à la littérature : à l’écrivain Voltaire et au personnage fictif DonQuichotte.

Balzac nourrit à la fois narration et vie en société.

Après la description, vient alors la narration à partir des lignes 32 – 33, jusqu’à la ligne 57. On passe de ces deux points de vue avec la comparaison des vêtements mouillés de Ferragus au « taudis parisiens » dès les premières lignes du passage. Le passé simple est un indice de la narration, il est présent partout...
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