Balzac

428 mots 2 pages
rapport entretenu entre l'ajout et ce qui est donné/reçu comme le tronc sur lequel il se greffe. Les modalités de lecture, tout comme les conventions sur lesquelles s'appuie tout écrivain pour escompter ce qui, dans son texte, passera pour le tronc sur lequel il prétend greffer, sont variables, ce qui peut fragiliser "l'effet d'ajout", dès lors du moins qu'il n'est pas ouvertement marqué comme tel.
Il me semble donc nécessaire de distinguer deux catégories d'ajouts:
1 - les ajouts marqués:
J'entends par là ceux qui sont explicitement signalés comme tels. Soit par des signes typographiques: la note, les tirets, la parenthèse, ou encore la disposition dans la page (comme dans le Jardin des Plantes). On peut y inclure la citation, la référence à un autre texte...
Soit par des marqueurs sémantiques, commentaires spécifiant qu'un mot ou un passage sont à prendre comme des ajouts, ainsi "J'ajouterai que..". Dans cette catégorie la digression tient une place particulière. Je pense ici à la digression présentée comme telle (et non pas jugée telle par la critique lorsqu'un développement lui paraît "hors du sujet"). C'est un procédé couramment utilisé par Balzac qui aime à couper le fil du récit pour s'adresser au lecteur, situant l'ajout sur un plan énonciatif différent de celui de la narration et invoquant une "nécessité" d'un autre ordre, à la manière de la parabase des comédiesscène scripturale qui pulvérise la linéarité (le Coup de dés.. de Mallarmé poussé à la limite, et dans la prose): si tout est ajout et les lunes sans soleil, toute lune est soleil et tout soleil lune. Ni la ligne, ni même le plan ne domine dans cette éciture à trois (quatre?) dimensions.
Si l'acception génétique de l'ajout, qui relève à strictement parler de l'histoire du texte, peut bien évidemment coïncider avec celle que je prétends définir, elle doit impérativement en être distinguée. Dans le cas de la génétique il s'agit de sonder l'acte et le procès d'écriture eux-mêmes (à supposer que

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