Blaise pascal « pensées » n°139 (1670) commentaire

Pages: 7 (1742 mots) Publié le: 30 juillet 2011
Blaise Pascal « Pensées » n°139 (1670)
Commentaire pour bac de français

Introduction
Lorsque Pascal écrit ses Pensées, il les considère comme des notes devant lui servir à écrire une Apologie du Christianisme, mais la maladie et la mort l’en empêcheront. Il est influencé par la doctrine janséniste qui présente une vision pessimiste de l’homme perdu sans la grâce divine après la chuteoriginelle du paradis.
Le but de cette oeuvre était de convertir les libertins qu'il avait fréquentés dans sa jeunesse, avec comme thèmes : une anthropologie (étude de l'homme, de sa condition naturelle et sociale), l'insuffisance de l'homme sans Dieu (la recherche du souverain bien) et la solution offerte par la religion chrétienne (son excellence et sa vérité).
Le thème de ce texte est ledivertissement au sens premier (étymologiquement : di-vertere = se détourner de). Au 16ème siècle, dans ses Essais, Montaigne avait déjà abordé la notion de « divertissement ». Il la jugeait bénéfique car, pour quelqu’un qui souffre, le divertissement peut constituer un répit salutaire. Pascal s’oppose à Montaigne. Pour lui, le divertissement n’est qu’une fuite en avant qui ne résout rien.
Comment letexte analyse-t-il les dangers et les raisons de toutes les agitations humaines ? Pourquoi en peint-il un tableau si effrayant ?

Plan
I. L’examen du paradoxe propre à l’Homme
1) Présentation du paradoxe initial
2) Renforcement de ce paradoxe à l’aide de l’exemple argumentation du roi

II. La rigueur logique de la démonstration
1) Approfondissements successifs de la réflexion pourconvaincre
2) Des effets d’insistance pour mieux persuader

III. Un appel à la raison pour dépasser les apparences
1) Le caractère relatif des situations et conditions humaines
2) Un tableau effrayant soulignant l’urgence d’accéder à la plénitude et à la paix intérieure

I. L’examen du paradoxe propre à l’Homme
1) Présentation du paradoxe initial
Observation : incapacité humaine à restertranquille au point de préférer se mettre en danger. Hypothèse donnée dans le 2ème & : la peur de la mort. Mise en valeur par l’hyperbole L 15 : «notre condition [… ] si misérable que rien ne peut nous consoler ».
Amplification qui fait durer l’attente du lecteur. Multiplicité des « agitations » rendue par une avalanche de propositions, de compléments, de pluriels, rythmes ternaires redoublés par desrythmes binaires (L 1 à 6). Dramatisation et suspens puisque l’explication n’apparaît qu’au 2ème &.
Ébauche de réponse L 4 à 6 avec l’antithèse « tout le malheur » « une seule chose ». Les négations soulignent notre faiblesse : « ne pas savoir » L 5, « on ne peut demeurer »L 10. C’est cette frustration (« ne …pas ») qui est cause de tous nos tourments.
Paradoxe : c’est la paix qui trouble leshommes et ils cherchent à s’apaiser en multipliant les tourments.
2) L’exemple du roi
Le roi, lui-même, a besoin d’être distrait de ses angoisses ; or, ce qui est valable pour le roi, l’est, à fortiori, pour le commun des mortels. C’est cet exemple qui est développé dans le 3ème & et dans les 2 derniers. Personne n’est à l’abri, même au sommet de la hiérarchie. Les hyperboles, « tous les biens »,« le plus beau poste du monde » L 17 et 18, ne sont que des illusions que Pascal balaie avec la métaphore de la chute « il tombera par nécessité dans les vues » L 22. La chute peut être rapide : passage du futur au présent L 22 (tombera ; menacent..). Le résultat est dramatisé par le présentatif « le voilà » L 24 suivi du comparatif de supériorité « plus malheureux que » L 25.
Plus on a deresponsabilités, plus on a de devoirs. Pascal réfute l’argument selon lequel le pouvoir rend plus libre. L’avant dernière phrase répète le mot « roi » alors qu’on attendrait une reprise par le pronom COD « le ». C’est une façon de montrer à quel point le roi est au centre de tous les regards. Le chiasme (le roi/ ne pensent qu’à/ empêcher de penser/ à lui) montre que c’est un centre vicieux qui rend...
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