Ce n’est point avec des idées que l’on fait des vers… c’est avec des mots

Pages: 6 (1397 mots) Publié le: 2 mai 2010
L'expression poétique s'est constamment renouvelée au cours des siècles avec des orientations différentes selon les époques et les individus. On peut par exemple distinguer le poète artiste soucieux d'abord de beauté formelle comme c’est le cas de Mallarmé ou Apollinaire ou bien le poète engagé mis par son engagement au service d’une cause comme Aragon par exemple. Nous allons discuter le pointde vue de Stéphane Mallarmé, « Ce n’est point avec des idées que l’on fait des vers… c’est avec des mots » en nous demandant en quoi les mots et les idées peuvent-ils se démarquer autant l’un de l’autre bien qu'ils composent la structure poétique. Pour répondre à cette problématique nous verrons dans un premier temps que la poésie et d’abord et avant tout des idées puis nous verrons que la poésieest un véritable travail sur le langage et les mots.

Certes, nous allons introduire cette première étude avec une définition de la poésie selon Cocteau : “Elle dévoile, dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement.” Comme c’est le cas dans son œuvre Lerappel à l’ordre. En effet La poésie dévoile car elle exerce une fonction d’arrêt et d’éveil sur le lecteur, la poésie nous restitue la présence, la consistance, la saveur du monde sensible, et nous enseigne à le regarder comme on le remarque par exemple avec le texte de Francis Ponge tiré du Parti pris des choses, Le pain où l’auteur met en valeur l’originalité du pain, pourtant banal et nous lemontre sous un aspect inattendu, lorsque par exemple il compare la surface de l’aliment à un massif montagneux. De nombreux poètes décident de mettre leur art et leur pensé au service d’une cause. On parle alors de poésie engagée, la poésie engagée est toujours ancrée dans laréalité, dans l’Histoire. On trouve donc souvent des noms de lieux, de personnes, et des dates, comme c’est le cas dans Le roman inachevé ou les « partisans » qui été le nom donné aux résistants à l’occupation Allemande, ou encore « Erivan » la capitale de l’Arménie. Les textes ont souvent un rapport étroit avec des événements historiques précis dont les poètes sont immédiatement témoins, acteurs ouvictimes, on le voir clairement dans les deux textes de Ronsard et d’Aubigné ou ils se référent à l’actualité éclatante des guerres de religion, et chacun d’eux choisi leur camp, le camp des catholique pour le premier, celui des protestants pour le second. Parmi les caractéristiques formelles de la poésie engagée on retrouve la mise en jeu des symboles, des personnifications, des allégories. Elleincarne les idées par des images concrètes. On peut souligner par exemple « mars » symbolisant la guerre dans le texte de Ronsard ou encore des personnifications comme « morte est l’autorité » ou encore « Ainsi la France court en armes divisés » dans le même texte, l’auteur monstre ici l’Etat désastreux de son pays. Aubigné lui se réfère aux criminels qui ne respectent pas Dieu métaphoriquementavec notamment le terme « Caïens ». Hugo lui, personnifie la France « France, à l’heure ou tu te prosternes » et dénonce Napoléon III « le Tyran », Hugo se place en victime en s’appropriant le terme de « banni » dans le poème.
Les figures de style : hyperboles, métaphores, comparaisons, sont nombreuses, et utilisées dans une démarche argumentative, afin de solliciter l’imagination et lasensibilité du lecteur pour susciter son émotion et son adhésion à l’idée et la dénonciation de l’auteur. On relèvera dans l’extrait des Tragiques un oxymore mettant en avant la barbarie des hommes « l’ingénieux bourreau » ou encore une métaphore très percutante dans l’extrait du Discours des misères de ce temps, « ce monstre » qui est en réalité à la pensée réformée. Chez Aragon on peut observer une...
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