Désir dans le roman

2068 mots 9 pages
Romance and desire

La question du désir est un sujet largement évoqué et développé dans de nombreux romans. Qu’il soit satisfait ou ne le soit pas, il est au coeur de toutes les fictions et semble une source d’inspiration inépuisable. On retrouve cette passion sous toutes les formes et à travers toutes les couches de la société. Adultère, juvénile, chez les princes comme dans les classes plus basses de la société, le désir est partout et traverse voir est à l’origine de nombreuses histoires. Mais quelle est la raison qui place ce désir au coeur des événements et au coeur de l’écriture romanesque? De plus force est de constater que le discours mené sur ce désir est parfois des plus contradictoires ce qui nous amène à considérer l’affirmation suivante:
«Dans le roman, le désir est à la fois une bénédiction et une malédiction, un crime et une excuse.»
Il s’agit de se demander quelles sont les réelles motivations du désir et quels en sont ses effets afin de pouvoir comprendre les antagonismes de cette phrase et y accorder ou non crédit. Pour cela nous nous pencherons sur l’étude plus particulière de trois oeuvres Manon Lescaut de l’Abbé Prevost, La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette et Le Roman de Tristan de Béroul.
Dans un premier temps nous envisagerons le désir comme source de bonheur, délivrance et éveil au monde. Puis nous prendrons en compte la notion de crime bien souvent attachée à ce désir et les désastres qu’il peut produire. Enfin nous verrons que le noeud du problème se concentre autour de la question du libre-arbitre et de la fatalité, faisant entrer un aspect moral et plus universel dans la considération.

Le désir peut selon une première et immédiate impression être considéré comme une bénédiction. Il apparaît souvent dans le roman comme une révélation, une bouffée d’air dans la vie morne des personnages; il s’agit d’un véritable éveil des sens et des sentiments, un réveil du corps qui sort de sa torpeur. La scène de la première

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