Diderot

1083 mots 5 pages
Introduction

Cette œuvre est conçue comme un dialogue opposant deux façons de penser, de vivre. Il soulève également le problème du colonialisme et célèbre la vie sauvage par rapport à l'homme civilisé ici dénigré. Ce texte met en scène un vieillard qui se présente comme étant indifférent au départ des blancs. Au moment de ce départ, il prononce un discours violent divisé en deux parties : dans la première il s'adresse tout d'abord aux tahitiens puis dans la deuxième il s'adresse directement à Bougainville. Dans ce texte, Diderot souligne l'opposition entre deux nations, les qualités des tahitiens devant les défauts de la culture blanche. Nous verrons en quoi ce discours présentent les méfaits de la civilisation, fait un éloge de la vie naturelle et sur quoi repose sa force oratoire.

Proposition de plan :
I. Les méfaits de la civilisation :
• Destruction et immoralité des colons : Diderot qualifie les hommes civilisés de " méchants " (l.8). Il utilise un champ lexical fort pour souligner cette cruauté avec des verbes comme " enchaîner ", " égorger ", " assujettir ", " se haïr ", " asservir "… Ce champ lexical renforce l'attitude des européens envers les Tahitiens et Diderot développe le champ lexical de la violence : " funeste avenir ", " fureurs inconnues ", " folles ", " féroces ", " esclaves " et " teintes de sang ". Les mots sont appuyés grâce notamment à des énumérations et répétitions (l.20). L'auteur utilise également le passé composé qui renforce le caractère nocif des européens et s'accompagne d'un processus de cause à effet " tu as tenté d'effacer ". Grâce aux champs lexicaux de la violence et de la guerre, Diderot dresse ainsi un portrait réaliste du comportement des européens face aux tahitiens.
• Intrusion de la notion de propriété : L'injustice et l'immoralité dont font preuve les Européens sont marquées ici par l'intrusion de la notion de possession (l.29). De plus les Européens font preuve de mépris " sommes-nous digne de

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