durand

Pages: 14 (3343 mots) Publié le: 9 janvier 2015
La violence
La violence est l’utilisation de force physique ou psychologique pour contraindre, dominer, causer des dommages ou la mort. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance.
La religion
Une religion se conçoit le plus souvent comme un système de pratiques et de croyances pour un groupe ou une communauté, mais il n'y a pas de définition qui soit reconnue comme valablepour tout ce que l'usage permet aujourd'hui d'appeler religion.

ès cette analyse de la raison des effets, qui a montré qu’il y a un lien structurel entre comportement religieux et violence, il est nécessaire de poursuivre la réflexion. Pour que l’analyse soit correcte, il faut se demander si les termes employés dans le langage courant sont corrects ? En particulier, le sens du mot violence est-ilsi clair que cela ? La notion de religion est-elle pertinente pour dire les mouvements qui agitent les peuples et les nations ?
A. Qu’est-ce que la violence ?
1. Une première remarque s’impose. L’emploi du terme de « violence » est très récent. Il apparaît chez ENGELS, dans « Le Rôle de la violence dans l’histoire », et chez Georges SOREL dans ses « Réflexions sur la violence ». Ce n’est qu’àpartir des années 1960 que le terme est banalisé dans le discours politique. Les philosophies politiques du 18e siècle ignorent le mot violence. Elles parlent de tyrannie, despotisme, guerre, intolérance, résistance, désordre. Ce qui est fort rigoureux et précis. Pourquoi alors employer un terme général ? Que signifie l’usage intempestif du mot violence ?
2. Une des raisons est que le mot« violence » est porteur d’un très riche contenu affectif, au même titre que celui de non-violence qui s’y oppose. Mais au-delà de l’aspect affectif, le terme est porteur de représentations. C’est par rapport à cela que l’on réagit. C’est pour faire réagir que les politiques et les grands moyens de communication emploient ce terme. Mais au-delà de l’usage, il est nécessaire de chercher une définition plusprécise, par l’examen critique de ses emplois.
3. On ne peut que constater que le mot violence comporte une grande pluralité de significations, comme le montre le bref relevé suivant :
 On utilise le mot de violence pour la criminalité et la délinquance. Le mot violence caractérise les agressions dans le métro, le vol, le viol, l’insécurité des grands ensemble.
 Le mot violence est employé àpropos du sport, dans les tribunes et dans le cours du jeu lui-même.
 Les tentatives de déstabilisation politique par des manifestations de masse.
 Le terrorisme.
 Les rixes scolaires entre élèves et l’agression des enseignants.
 Les pratiques policières.
 Les conditions de travail, les accidents du travail et les luttes syndicales.
 Les accidents de la route.
 La publicité et les imagessuggestives.
 La lourdeur, la lenteur et l’inattention de l’administration.
La liste n’est pas exhaustive. Elle suffit à montrer le caractère proliférant de la notion qui fait que le terme perd son sens. La notion est vraiment floue, surtout si on rattache le mot violence à une racine indo-européenne qui a aussi donné le mot « vie ». Le mot violence est coextensif à toute la nature, dont il dit la partd’ombre, ou plus exactement ce qui disparaît lors de toute transformation. Or, la vie est passage et donc perte de ce qu’il y avait avant.
Plus encore, il faut constater que l’emploi de la notion de violence se fait sur le mode de la dénonciation. Le même acte peut être qualifié de violent par les uns, mais pas par les autres. Là où certains parlent de guerre sainte ou de croisade, d’autresparleront de violence. Là où certains parleront de lutte, d’autres parleront de violence, etc. De cette analyse du langage, on doit conclure que l’usage du terme de violence est le symptôme d’une crise, comme il en va de toute prolifération abusive du vocabulaire. Il faut donc aller plus avant et se demander : pourquoi ?
4. A la suite du philosophe Yves MICHAUD, il faut reconnaître que, à la...
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