Faut-il être cultivé pour porter un jugement éclairé

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A la fin du XVIIIème siècle, suite à la Révolution Française, le peuple est pour la première fois amené à porter un jugement qui sera réellement pris en compte.
On peut penser que cela est un risque, dans la mesure où la majorité est illettrée, le peuple est donc peu instruit, peu cultivé. Chacun peut porter un jugement sur chaque chose, mais seuls les jugements éclairés sont valables, considérables.
Appelons culture toutes les connaissances qui ne sont pas nécessaires à la survie (comme le fait qu’il faille boire pour ne pas mourir), les connaissances acquises au fil des siècles qui ont fait de l’homme ce qu’il est aujourd’hui, et jugement une opinion, subjective et relative par définition. Dès lors, faut-il être cultivé pour porter un jugement éclairé ?
Il apparaît d’abord évident qu’un minimum de culture est nécessaire à une opinion réfléchie. Néanmoins, la culture ne suffit pas à la justesse de cette opinion, et par ailleurs, il est aujourd’hui admis que chaque jugement a de la valeur dans les faits.

La réponse la plus évident à une telle question est la suivante : oui, la culture est indispensable à l’exercice d’un jugement valable c’est-à-dire éclairé.
D’abord, la culture telle que nous l’avons défini apporte les connaissances nécessaires à la comparaison de la situation à juger avec les expériences passées. Ce fut le cas pendant la construction de l’ONU, durant laquelle on s’appuya sur l’échec de la SDN et les raisons de cet échec pour juger des modalités appropriées à un organisme international efficace. Cette connaissance des circonstances passées permet donc de ne pas refaire les mêmes erreurs, mais aussi de s’appuyer sur celles faites dans le passé pour en tirer une leçon et adapter son jugement en conséquence. Prenons ainsi l’exemple du régime de Vichy. Un homme cultivé saurait que Pétain a été appelé au pouvoir après la défaite de la France en 1939 face à l’Allemagne hitlérienne, et que c’est Pétain et non un autre qui a été appelé car les

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