La folie et sa gestion à la fin du xixe siècle

1675 mots 7 pages
LA FOLIE ET SA GESTION À LA FIN DU XIX SIÈCLE
Exposé du 20 avril 2010
La folie, ainsi que les tentatives pour la gérer ou à défaut la réguler ne sont pas une invention de second XIXe siècle. On peut dater l'essor de la psychiatrie à la fn du XVIIIe siècle, avec notamment le médecin Philippe Pinel, médecin-chef de la Salpêtrière. Avec ses successeurs JeanÉtienne Esquirol et Jean-Martin Charcot, c'est de cet hôpital que viendra l'élan de modernisation de la psychiatrie française. Avant tout chose il faut bien défnir la « folie ». Si aujourd'hui il désigne un état psychique bien déterminé résultant d'un dysfonctionnement cérébral avéré, les médecins n'avaient alors pas les outils pour faire la distinction faite aujourd'hui entre psychiatrie et psychologie, entre psychose et névrose. Était donc considéré comme fou au XIX siècle tout homme dont les actes allaient à l'encontre de la raison (et notamment dans le domaine sexuel – domaine dans lequel les verrous de la raison sont justement particulièrement forts). On peut dire que la fn du XIXe siècle est la période où l'on passe de la défnition commune de la folie à sa défnition médicale, avec tous les changements que cela implique dans sa gestion. Comment qualifer, donc, la psychiatrie et ses patients dans cette période de transition ? Nous évaluerons les deux visions de la folie qui se côtoient à cette époque pour en distinguer une évolution. 1. Le Fou comme un monstre dont il faut se protéger.. 1. La notion de médecine publique La médecine n'est pas uniquement considérée comme une science cherchant à soigner les corps humains. Elle est aussi à cette époque supposée soigner les maux de la société. C'est ce qu'on désigne par la notion de « médecine publique » ou « médecine politique »: une médecine qui s'inscrit intégralement comme acteur de la vie de la cité – donc partial. En effet, la notion de médecine publique implique une proximité – si ce n'est un amalgame – entre valeurs communes et raisonnements scientifques.

en relation

  • La littérature du xixe siècle comme moyen d’illustration des traitements dégradants infligés aux patients dans les hôpitaux psychiatriques le cas du roman un beau-frère d'hector malot
    9248 mots | 37 pages
  • L’hôpital au moyen age
    1739 mots | 7 pages
  • Psychologie origine
    5486 mots | 22 pages
  • Enfermer les fous ?
    2776 mots | 12 pages
  • Espaces psychiatrique: exclure et soigner
    5934 mots | 24 pages
  • Histoire de la protection des inaptes dans le monde, de l'antiquité à nos jours
    3493 mots | 14 pages
  • Michel foucault
    2995 mots | 12 pages
  • Etat providence
    2961 mots | 12 pages
  • Maupassant
    15599 mots | 63 pages
  • Pdf michel focault
    5399 mots | 22 pages