La tragédie grecque chez aristote

1229 mots 5 pages
La tragédie grecque chez Aristote,

La tragédie nait au Vème siècle avant J.-C. dans la Grèce antique. Lors des fêtes dédiées à Dionysos, dieu du vin et du théâtre (entre-autre), on avait pour coutume de faire des représentations théâtrales en son honneur. La tragédie s’oppose à la comédie par son sujet noble, grave et par son dénouement malheureux. A l’époque de la Grèce antique les pièces de tragédie étaient considérées comme des cérémonies à la fois religieuses et civiques, tous les citoyens pouvaient donc y assister gratuitement. D'après Aristote, le héros tragique doit inspirer terreur et pitié, la crainte pour soi-même, la pitié pour autrui. Pour cela, il ne doit être ni tout à fait coupable ni tout à fait innocent.
La tragédie a notamment une fonction morale. S'identifiant aux héros, le spectateur éprouve, en même temps qu'il les rejette, des passions génératrices de souffrance : c'est ce qu'on appelle la catharsis (ou purgation des passions). Dans un premier temps nous discuterons le but de la tragédie grecque selon Aristote, ensuite de la tragédie comme art en y introduisant la notion de mimesis.

I) La tragédie grecque selon Aristote, 1) LA CATHARSIS :
Pour Aristote le but de la tragédie grecque est la catharsis, autrement-dit la purgation des passions. Le spectacle tragique suscite principalement chez le spectateur un sentiment de pitié et de crainte, ce qui l’amène à une purgation de ses mauvais penchants. L’effet cathartique consiste à faire goûter au spectateur des conflits dans lequel se débattent les personnages pour nous en dégouter.
L'homme naît inachevé, sans nature qui le règle spontanément. D'où la nécessité d'une régulation qui peut se faire, entre autres, par le biais de l'art. Les passions mauvaises, comme les humeurs mauvaises peuvent alors être considérées non comme un matériau à structurer, mais comme un fait inévitable chez l'homme, auquel il convient de donner issue. Aristote prend les hommes tels qu’ils sont et cherche

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