La ville au xvième siècle

Pages: 6 (1391 mots) Publié le: 24 février 2013
La ville au XVIe siècle

La population urbaine au XVI croit. Elle représente 8 à 10% de la population totale au début du XVIe siècle. Moins de 10% en 1550 et à la fin du siècle, 14%. Ce cela cache des disparités. Certaines villes déclinent fortement, les citadins sont minoritaires.

I- Le réseau urbain

La bourgade est déchue au marché commercial dynamique, ville de foire ou citéépiscopale, localité industrielle ou brillante : capitale universitaire ou parlementaire. La ville est rarement à plus d’une journée de marche des hameaux les plus reculés. Multitude de gros bourgs, petites et moyennes villes. Le monde urbain est proche. Mais la ville n’en est pas moins étrange et le fossé ne cesse de se creuser entre ville et campagne. Au XVIe, une localité peut abriter une centained’habitants. Toute ville peut être importante en raison d’un siège de pouvoir : archevêché par exemple. Mais le seuil démographique en fait une petite ville. Au XVIe, le royaume de France comporte une très grande ville, Paris et ses 400000 habitants. Une cinquantaine de grandes villes qui compte entre 10000 et 70000 (Rouen, Lyon, Tours, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Caen, Troyes). Lyon passe de 40000 à80000 habitants, dépassant ainsi Rouen et devient la deuxième ville du royaume. 200 villes moyennes qui ont entre 2500 et 10000 habitants. On y trouve des commerçants et des artisans, des foires et des marchés, et une ou deux institutions civile ou religieuse. La petite ville se distingue du village par les murailles, ou aussi parce que ses services attirent les paysans des alentours. Les marchéshebdomadaires donnent à la moindre bourgade le statut d’agglomération urbaine. La grande ville est lointaine, et parfois deux ou trois jours de marche sont nécessaires, avant d’atteindre les faubourgs, de rencontrer la foule, de découvrir une activité inaccoutumée.

II- Visage de la ville

La ville est dominée par les nombreux clochés, abbayes, couvents ou monuments civiles. Ainsi à Angers,60 clochers se dressent. Au lendemain du concile de Trente, dans les cités de nombreux couvents s’installent. La ville accueille donc des maisons religieuses qui s’adaptent au bâti ou qui contribuent à la transformer. La physionomie urbaine est indissociable de la puissance conventuelle. A Laon, on se plaint du peu de place laissée aux habitants par le Clergé qui est omniprésent. Les muraillesattribuent puissance, prestige et dignité à la ville. Ce sont les murailles qui font d’un espace une ville. Elles donnent un caractère urbain au moindre village. Une ville dépourvue de remparts est considérée comme un bourg ou un village. Elles servent à la protection contre les envahisseurs ou les paysans révoltés ou affamés. Dans la plupart des villes, l’espace urbanisé est modeste. Une villemoyenne comme Beauvais ne dépasse cent hectares mais beaucoup de petites villes ont moins de 20 hectares. Ce qui fait que le caractère rural de la ville n’est jamais négligeable, même dans les grandes cités (présence de bétail, de parcelles cultivées, des jardins maraîchers, des parcs non enclos, des vignes…). Dans les petites villes qui sont en contact permanent avec la campagne, la montagne, larivière ou la mer, le caractère rural est très net. La ville est administrée par un collège d’élus appelé le magistrat ou l’échevinage qui dispose d’une grande autonomie de gestion. En général, les mêmes familles se succèdent à la tête des municipalités. Les rouages de l’Etat s’implantent dans la ville. L’espace urbain étant restreint, les densités y sont parfois élevées. Les sociétés urbaines secaractérisent par une grande effervescence. Les marchands animent toute l’économie de la cité et de l’arrière pays. Les villes sont donc des centres économiques, commerciaux, mais aussi des centres artisanaux, industriels (la soierie de Lyon et de Tours, les draperies du Languedoc, le pastel de Toulouse, les ardoises d’Angers et d’Anjou recouvrent les toitures des châteaux et des églises, les vins...
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