Le service public local de l'eau en algérie

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La gestion du service public de l’eau en Algérie est une question d'une grande importance, eu égard à un contexte marqué par la rareté de la ressource et l'inégalité dans sa répartition. En effet, la région du Nord, qui regroupe les bassins méditerranéens et qui ne représente que 7% de la surface du territoire national, accapare 90% du total des écoulements superficiels du pays, le reste étant partagé entre les Hauts Plateaux pour 6% et les bassins sahariens pour 4%. Face à une telle situation et face à l'accroissement de la population, la mise en place d'un système de gestion efficace du service public de l'eau pouvant répondre au mieux aux besoins de la population paraît comme une nécessité.
Dans ce contexte, il y a lieu de s’interroger sur les compétences conférées aux collectivités locales en matière d’organisation et de gestion du service public de l’eau.

I. L'organisation du service public de l’eau jusqu'à 2001 :
La période entre 1962 et 1970 a été caractérisée par la présence d’une multitude d’opérateurs et une absence quasi- totale de l’Etat, la gestion était ainsi assurée par des services des eaux communaux dans la plupart des communes, des régies, des sociétés à caractère intercommunal comme le RESSA dans la région de Ghardaïa et des entreprises privées étrangères comme la Société Nord Africaine des Eaux au niveau d’Alger et SODEXUR au sud du pays.
Suite à la dégradation de la situation due principalement aux difficultés croissantes rencontrées par les collectivités locales, l’Etat décide le 23 novembre 1970 de créer la SONADE en lui conférant le monopole sur l’ensemble du territoire national de la distribution de l’eau.

En 1974, et suite à l’ordonnance n° 74-01 les collectivités locales se voient à nouveau confiées la gestion des réseaux de distribution ainsi que leur entretien et leur renouvellement et ce pour limiter les attributions de la SONADE à la gestion des infrastructures de production.

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