Les cheminots dans la résistance

Pages: 15 (3625 mots) Publié le: 9 mai 2010
Introduction

Les premiers prémices de la Seconde Guerre mondiale apparaissent dès mars 1936, lorsque Adolf Hitler, Chancelier de la République de Weimar depuis le 30 janvier 1933, procède à un réarmement général de l’Allemagne. Mais pris dans des conflits intérieurs, les dirigeants français de l’époque - dont Edouard Daladier, président du Conseil depuis 1934 -, n’ont pas semblé se rendrecompte de ces dangers extérieurs de plus en plus menaçants.
Ce n’est que deux années plus tard, en 1938, que les Français commencent à prendre conscience que la marche à la guerre a commencé. Le 30 septembre, l’Allemagne nazie récupère une importante partie des territoires tchécoslovaques par le biais des accords de Munich, signés par Hitler, Mussolini, Chamberlain (Premier ministre britannique) etDaladier. La Tchécoslovaquie est pourtant l’alliée de la France et cette concession faite à Hitler est une vraie trahison à son égard. Mais Daladier est accueilli comme un héros à son retour en France car la guerre est évitée, du moins temporairement.
En 1939, la IIIe République n’est pas un régime moribond et le gouvernement Daladier est le symbole d’une certaine autorité retrouvée et d’unpouvoir consolidé. Mais le régime prend fin en raison de la guerre, déclenchée le 3 septembre 1939, après que l’Allemagne aie envahi la Pologne. La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre. En France, ce conflit s’apparente d’abord à une « drôle de guerre », tant paraît étrange l’attente interminable sur le front, sans attaque et en toute passivité. En effet, la stratégie militaire française està la seule défensive, ce que symbolisent à merveille le long de la frontière franco-allemande les fortifications formant la « ligne Maginot ». Mais celle-ci ne protège ni les Ardennes, que l’on croit infranchissables, ni la frontière franco-belge, trop difficile à aménager.
Le 10 mai 1940, l’armée allemande lance une grande offensive à travers les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Elleperce le front français à Sedan, en traversant les Ardennes, le 14 mai : la France est envahie. L’état-major français n’avait pas prévu une guerre de mouvement. Les premières troupes allemandes arrivent à Paris et défilent sur les Champs-Elysées le 14 juin. Le gouvernement se replie à Bordeaux. Paul Reynaud, le président du Conseil qui a succédé entre temps à Edouard Daladier démissionne. Il estremplacé par le maréchal Pétain le 17 juin. L’armistice est signée le 22.
Le 11 juillet 1940, Pétain devient chef de l’Etat français et prend en main les pouvoirs exécutif et législatif. Le nouveau régime s’installe à Vichy, faute d’être autorisé par les Allemands à rentrer à Paris. C’en est fini de la IIIe République.

I/ L’occupation et la collaboration

A) Les clauses de l’armistice

Dès sanomination à la tête du Conseil, Pétain annonce sa décision par une proclamation à la nation, par laquelle il déclare, sans connaître encore la réponse des Allemands, que, je cite, « il faut cesser le combat ». Cette demande d’armistice est perçue au départ comme une marque d’habileté de la part du maréchal, voire comme une victoire. Pétain stopperait ainsi une irrésistible avancée allemande etépargnerait notamment l’Afrique du Nord, possible tremplin pour les débarquements alliés.
Or nous savons aujourd’hui grâce à certains documents allemands que Pétain, je cite « avait demandé les conditions de paix allemandes ». La différence est conséquente entre un armistice, interruption des combats provisoire et révocable, et une paix qui met fin définitivement à la lutte, aux conditions vouluespar le vainqueur.
Les conditions d’armistice sont draconiennes, mais pas inacceptables, et elles laissent à la France vaincue quelques atouts. Certes, la moitié nord de la France, la plus riche, la plus peuplée, serait occupée, les armes et le matériel de l’armée française seraient remis au vainqueur et la France paierait une énorme indemnité d’occupation. Mais Hitler n’a pas voulu, par...
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