Les femmes du benevolat à la professionalisation

Pages: 7 (1673 mots) Publié le: 12 octobre 2010
DU BENEVOLAT A LA PROFESSIONALISATION

Les femmes, renvoyées à leur nature, s'occupent de la maternité, des soins du corps ou des travaux domestiques. Il y a peu de temps encore, il semblait improbable de rémunérer les êtres féminins s'occupant de ces tâches car les femmes pratiquent les métiers d'infirmières ou de sages femmes de façon purement bénévole ou en tant que religieuses. Il faudraattendre le développement de l'hygiénisme et la laïcisation de l'État pour voir des progrès significatifs.

Infirmières et assistantes sociales

Le développement de l'action religieuse est étroitement lié avec l'apparition des congrégations. Les femmes font partie du monde religieux mais ont tout à fait le droit d'avoir une vie à l'extérieur également. Dans le milieu du 17ème siècle lescongrégations fleurissent : les filles de la Charité, les filles de la Sagesse ou les filles de Nevers et l'apparition des hôpitaux généraux (pour mendiants et autres pauvres) va déclencher un important recrutement de personnel. Les guerres, les disettes, les crises les épidémies (choléra 1830) obligent les municipalités à faire appel ses hôpitaux devenus indispensables. Ainsi on lutte dans le mêmetemps contre le phénomène répandu de déchristianisation. En 1861 on recense 90000 membres, en 1901 130000 et en 1909 115000. Les congréganistes assurent aussi les soins à domicile : on applique la taxation pour les riches pour laisser le service gratuit aux pauvres, les remèdes sont à bas prix car la recherche médicale est peu avancée à l'époque. Dans le milieu médical, on peut citer les sœurs deBon Secours ou les sœurs de l'Espérance.
A la fin du 19ème siècle, avec l'allongement de l'espérance de vie les assistantes sociales apparaissent et obtiennent un statut réel. On leur assigne tâches ménagères et psychologiques, les caractéristiques requises se bornent à celle de la mère au foyer, c'est à dire une grande disponibilité pour un travail flexible et une disparité des employeurs et descontrats. On note les heurs de travail effectives (payées au SMIC) et les heures de compagnie (payées moitié moins).Les sœurs sont entretenues par les congrégations qui reçoivent dons et dots. Les critères d'admission : savoir lire, écrire et compter. Elles apprennent les gestes médicaux essentiels de leurs ainés. Elles introduisent l'ordre, l'économie et la propreté, elles gèrent la gestion descaisses de l'hôpital. Elles refusent cependant l'autorité médicale (s'occuper de femmes en couche...) car elles voient en cela un défi à la volonté de Dieu.
Pour former de nouvelles soeurs à Paris, on créé des écoles d'infirmières, on y enseigne au premier niveau les savoirs de l'école primaire et au second niveau l'anatomie, la physiologie... En 1884 43 admises, en1901 279, en 1908 1408.Cependant les écoles ne se trouvent que dans les grandes villes. En 1903, la loi Courbes définit le statut des infirmières (intermédiaire entre la domestique et le médecin). En général on envoie les infirmières aux tâches les plus répugnantes comme celle de l'agonie. L'infirmière ne peut se substituer au médecin, et on voit qu'il y a des limites : les cours sont en rapport avec la figure de la mèreau foyer (cuisine, entretien des enfants...). Des écoles privées s'ouvrent en réponse à celle de la fonction publique car on considère que ce métier ne peut être réalisé que par des bourgeoises de bonnes familles, cultivées; la question d'un salaire est aussi sujette à débat car on considère que le métier d'infirmière n'est rien de plus que l'ensemble de devoirs innés de la femme. Deux visions dumétier s'affrontent : on prime le métier et la compétence du côté de la République, de l'autre côtés (congréganistes et privé) on prime une tenue morale et le dévouement.
En 1914, on s'émeut pour les femmes parties au front pour se battre mais paradoxalement pas pour les femmes parties au front pour soigner alors qu'elles sont en contact permanent avec la folie et la mort. Les engagées sont...
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