Les femmes et l'école sous la iii° république

Pages: 15 (3530 mots) Publié le: 15 mars 2013
La femme et l’école sous la III° République

De tous temps la femme a été rattachée à la maison, son rôle étant de s’occuper de l’éducation de ses enfants et des tâches ménagères. Elle n’était pas autorisée à se substituer à l’autorité masculine. Par conséquent elle a été évincée de l’Histoire jusqu’au XIX° siècle, et on ne jugeait pas utile de l’instruire car cela ne lui était pas nécessaire.D’ailleurs l’école ne s’est démocratisée qu’au XIX° siècle avec les lois de Jules Ferry qui ont rendu l’école primaire obligatoire. De ce fait, les femmes ont eu une ouverture vers la culture, mais qui reste assez nuancée.
Comment peut-on définir le rapport de la femme à école ? Et quelle est son évolution ?

1. Les filles dans l’école
a) D’abord exclues
Dès le début de la troisièmeRépublique, on a pour idée de créer une école ouverte à tous dans le but de diffuser les idées républicaines. En effet dans l’esprit des républicains l’école doit être un moyen de lutter contre l’ignorance, et comme le disait Gambetta « d’éclairer chaque jour davantage le suffrage universel ». Jules Ferry décide donc de créer une école républicaine qui serait gratuite, obligatoire, et laïque,afin de former des citoyens éclairés.
De ce fait, la loi Ferry du 16 juin 1881 établit cette école primaire gratuite et instaure dans le même temps la nécessité de l’obtention d’un brevet de capacité par les professeurs. Cette loi est ensuite complétée par celle du 28 mars 1882 qui annonce que l’école sera bien obligatoire et laïque pour les enfants de 6 à 13 ans.
Toutefois, une grandedistinction est faite entre les garçons et les filles : si l’on juge impensable qu’un garçon n’ait pas accès à la connaissance, on trouve tout aussi ridicule qu’une fille soit instruite. D’ailleurs l’archevêque de Bordeaux, Monseigneur Donnet déclare « Donner la même éducation aux filles et aux garçons, c’est confondre ce que la nature, le bon sens, l’ordre, la société, la religion commandent dedistinguer ».
La France reste donc profondément conservatrice à l’égard des jeunes femmes, et autant l’Eglise que l’Etat se charge de maintenir cette distinction dans les mentalités. A cette époque, il y a donc une barrière qui se pose quant à l’éducation des filles : l’Eglise refuse l’égalité des sexes devant l’éducation et l’instruction. Or à cette époque l’Eglise occupe encore une place très importanteavec 90% de la population qui écoute les préceptes enseignés. De ce fait, nous pouvons dire que dans un premier temps, les filles sont bel et bien exclues de l’enseignement.
b) La naissance des écoles de filles
L’enseignement des filles a donc toujours été négligé. Pourtant, après les années 1850 l’enseignement des jeunes filles avait commencé à susciter quelques débats politiques. Mais lesrares établissements laïcs avaient cédé la place aux pensions religieuses jusque dans les années 1880. Rappel : la mixité était interdite.
Ainsi, la naissance des écoles de filles se fait tardivement. On peut quand même voir qu’il existait quelques lois en faveur de la scolarisation des filles avant la III° République :
- loi Guizot du 28 juin 1833 qui rend obligatoire pour toutes les communesde France une école primaire. Toutefois il est très rare que les filles puissent accéder à ces écoles car selon les principes de l’époque l’école ne concerne que les garçons. Et lorsque les filles peuvent accéder à l’enseignement il y a une sorte de mur qui sépare les garçons et les filles dans les mentalités, car on considère qu’il faut se méfier de « la fragilité des esprits féminins ».
- loide Parieu du 11 janvier 1850 qui autorise la création d’écoles pour filles dans les communes de plus de 500 habitants, mais on se rend compte que très peu de filles les fréquentent car justement on trouve ça inutile de les instruire.
- loi Falloux du 15 mars 1850 qui autorise la liberté de l’enseignement secondaire.
- loi Duruy en 1867 qui créait les cours secondaires féminins publics....
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • L'école des femmes acte iii
  • La iii république et l'école
  • France sous la III eme République
  • Régime parlementaire sous la iii république
  • Le parlement sous la iii et la iv republique
  • Le combat des femmes sous la troisième république
  • Commentaire de texte III 5 L'école des femmes
  • ommentaire l'école des femmes, acte iii scène 2

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !