Les fenetres

Pages: 2 (265 mots) Publié le: 5 janvier 2012
Les fenêtres

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtrefermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant, qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Cequ'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve lavie, souffre la vie. (rythme ternaire)
Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre (rythme ternaire), toujourspenchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste (rythme ternaire), avec presque rien, j'airefait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.
Si c'eut été un pauvre vieux homme,j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.
Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.
Peut-être medirez-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentirque je suis et ce que je suis.

Ce qui est à commenter dans ce texte : (à toi de construire ton plan)
La fenêtre est un passage d'un monde à unautre
ces deux mondes sont en opposition
les accumulations donnent du rythme au texte
les marques de l'introspection
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