Les non-lieux de mémoire : la question de l’amnistie en france depuis la seconde guerre mondiale

3036 mots 13 pages
Les non-lieux de mémoire : la question de l’amnistie en France depuis la seconde guerre mondiale

La question de l’amnistie en France continue de soulever des problèmes encore très complexes. En ce sens l’amnistie est en perpétuel « débat » même s’Il ne s’agit pas d’un nouveau phénomène. Tous les régimes ont légiféré sur le passé, en particulier après des conflits ou des phases de transition entre régimes. Lors de ces périodes de transition démocratique, il y a la nécessité de rétablir la paix sociale dans une société. Cela passe souvent par des actes de réconciliation dont l’amnistie est le geste suprême.
Ainsi, Michel Tubiana s’interroge sur le fait que décider d’une amnistie est-ce simplement de rendre justice aux victimes, ou est-ce aussi de rétablir une société politique niée et détruite au moment des dictatures ?
La loi d’amnistie est-elle ou non légitime en tant qu’élément de reconstitution du lien social ?
C’est ainsi, entre impunité et pardon, que les sociétés doivent sans cesse jongler et les gouvernements légiférer.

Dans un premier temps, il s’agit d’aborder la question de l’amnistie sous l’angle d’une politique de réconciliation après la seconde guerre mondiale en France. Puis dans un second temps, il faudra comprendre de quelle manière le refus de l’amnistie s’est peu à peu imposé pour ensuite, dans un dernier axe, élargir sur la frontière entre la politique et la mémoire où l’amnistie est un moyen par lequel on tente de se donner l’histoire que l’on veut.

I – L’amnistie au service de la nation : son usage dans l’optique d’une politique de d’apaisement
L’aspect historique de l’amnistie : un acte de réconciliation
L'amnistie signifie littéralement en grec « oubli » est d’abord une notion de droit pénal. C’est l'acte qui stipule que des fautes passées devront être oubliées, et qui interdit à quiconque de les rechercher ou de les évoquer sous peine de sanctions.
A l’origine, tous les traités de paix contenaient au moins implicitement une

en relation

  • Histoire 1 Le rapport des soci t s leur pass
    3316 mots | 14 pages
  • Le syndrome de Vichy
    5368 mots | 22 pages
  • Thème 1mémoire TS 3
    3687 mots | 15 pages
  • Pourquoi travaillons nous ?
    3441 mots | 14 pages
  • Memoire
    3790 mots | 16 pages
  • memoires_rayan
    12787 mots | 52 pages
  • l'histoire du droit pénal spécial
    39961 mots | 160 pages
  • Hist
    11055 mots | 45 pages
  • Justice transitionnelle
    50178 mots | 201 pages
  • Fiche_pedago_ _Je_Me_Souviens_web
    15423 mots | 62 pages