Limites du modèle « stakeholder » phénomène illustré par les scandales tels que le crédit lyonnais (france) et philipp holzmann (allemagne) • opacité des systèmes de décision • concentration du pouvoir de décision •

Pages: 10 (2428 mots) Publié le: 27 janvier 2013
Ce modèle n’est plus seul. Le modèle de type » stakeholder » est présent dans la plupart des pays européens(9). L’objectif à atteindre ici consiste moins en la maximisation de la richesse des actionnaires que dans la défense des intérêts de l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise (salariés, clients, actionnaires, dirigeants…).
Dans ce modèle, les marchés financiers sont peu développéset le capital des firmes est souvent contrôlé par des actionnaires puissants qui en détiennent une part significative, seuls ou à plusieurs à travers des blocs de contrôle. Ce sont des actionnaires puissants qui protègent les équipes dirigeantes des menaces de prises de contrôle hostiles.
Mais d’autres parties prenantes exercent également un contrôle sur les dirigeants, comme les banques,syndicat, clients et pouvoirs publics. Les dirigeants doivent en donc en permanence chercher à ménager les intérêts de ces différentes parties. Ce modèle prend en compte l’intérêt de tous ceux qui participent à l’entreprise et permet de prévenir les comportements opportunistes de certains partenaires. L’entreprise doit en effet satisfaire ces détenteurs d’enjeux au sens littéral.
Il s’agit de tous lesacteurs qui sont engagés contractuellement avec l’entreprise : celle-ci a besoin d’eux et ils entendent tirer de leur engagement une rémunération ou une rente. Les stakeholders sont des acteurs nécessaires à la création de valeur ; il faut donc négocier avec chacun d’eux son apport et sa rémunération. Les stakeholders englobent les travailleurs.
Cela favorise la confiance et la coopération dessalariés ce qui permet de réduire les coût d’agence et les situations de passager clandestin(10) même s’il est vrai que leur situation peut être ambiguë. Leur intérêt est que l’entreprise se développe puisque c’est ainsi qu’ils peuvent préserver leur emploi, maintenir et accroître leur rémunération, conduire un parcours professionnel.
Cet intérêt peut converger avec celui des actionnaires, dans lamesure où ceux-ci recherchent le développement de l’entreprise, gage d’enrichissement pour les premiers, de puissance pour les seconds. Mais ils peuvent aussi diverger notamment en cas de réduction d’effectif pour préserver la rentabilité du capital(11).
Depuis quelques années, il y aurait tendance à une nette convergence vers le modèle shareholder.
Notes
(1) G. CHARREAUX, Le Gouvernement desentreprises, corporate governance, Théorie et Faits, Economica, 1997.
(2)A. BERLE et G. MEANS, The Modern Corporation and Private Property, New York, 1932 ; M. C. JENSEN et W. H. MECKLING, » Theory Of The Firm : Managerial Behavior, Agency And Ownership Structure « , Journal Of Financial Economics 3 (1976) : » Nous définissons une relation d’agence comme un contrat par lequel une ou plusieurspersonnes (le principal) engage une autre personne (l’agent) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un certain pouvoir de décision à l’agent « .
B. CORIAT et O. WEINSTEIN, Les nouvelles théories de l’entreprise, Livre de poche-références, 1995 ; A. COURET, L’intérêt social, cah. de droit de l’entreprise, 4/1996, spéc. n° 45 et s. ; P. DIDIER, Droit commercial 2,l’entreprise en société, Thémis, PUF, 2e éd., 1997, spéc. p. 250 et s. ; Ph. DIDIER, De la représentation en droit privé, LGDJ 2000, spéc. p. 154 et s.
(3)A. SMITH, La richesse des Nations, 1776, Ed. Garnier Flammarion 1991, II p. 366. Idée présente également dans Le parfait négociant de J. SAVARY, nouvelle édition revue par P. L. SAVARY, Frères Estienne, Paris, 1757-1770 : » Qui fait faire sesaffaires par commission, va à l’hôpital en personne « .
(4) Ce rapport sera complété par d’autres rapports : rapport Greenbury (1995), rapport Hampel (1998), rapport Turnbull (1999), rapports Higgs et Smith (2003).
(5) OCDE – Groupe de travail ad hoc sur le gouvernement d’entreprise, 1999, révisés en avril 2004.
(6) V. MAGNIER, Principes relatifs au gouvernement d’entreprise – Premiers...
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