Louise labe

5047 mots 21 pages
Le Débat de Folie et d’Amour de Louise Labé est le plus souvent étudié dans une relation d’interdépendance avec le reste des Euvres. Dans leurs ouvrages critiques récents, tant Daniel Martin que François Rigolot ou Deborah Lesko Baker s’attachent surtout à voir dans la conquête de la parole de Folie une image de l’affirmation progressive de la voix de la poétesse[1] [1] Daniel Martin, Signe(s) d’Amante : l’agencement... suite. Une première forme et une première signification se dessinent alors, mais qui ne prennent sens que dans la considération du Débat comme partie intégrante des Euvres. Nous proposons au contraire de réfléchir sur la signification propre de ce texte en posant l’hypothèse qu’il peut se suffire à lui-même, et qu’il est possible d’en proposer une lecture autonome sans référence nécessaire au projet global des Euvres.
2Reste qu’à première lecture, la cohérence du Débat ne va pas de soi et que l’ordre de ce texte n’est pas immédiatement perceptible. Le Débat de Folie et d’Amour commence par une querelle qui est décrite dans l’argument, puis représentée dans le Discours I, amplifiée par les voix des deux porte-parole dans le discours V, puis par celles de tous les dieux « diversement afeccionnez et en contrariété d’opinions[2] [2] Louise Labé, Œuvres complètes, Édition, préface et... suite », avant que Jupiter ne prononce sa sentence, qui loin de résoudre la question la prolonge à l’infini. Le Débatsemble alors procéder à une simple superposition, multiplication et contradiction des voix et ne paraît qu’obéir à un mouvement de fuite et dispersion. Pourtant, il nous semble qu’il existe, dans ce désordre apparent, une unité et une architecture du Débatqu’on pourrait reconstituer sans passer sur son caractère foisonnant – ce qu’implique la recherche d’une structure et d’une orientation générale des Euvres. Cette dispersion et cette polyphonie structurelles pourraient apparaître comme un style et une architecture nécessaires qui trouvent leur

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