Marie gevers: la comtesse des digues

479 mots 2 pages
Marie Gevers est une auteur(e) belge (1883-1975) native d'Anvers. En 1937, elle est élue à l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique. La Belgique a édité un timbre à son effigie.
Ce roman se passe sur les rives de l'Escault. Le père de Suzanne, dernier comte des digues, vient de mourir; temporairement, celle-ci prend la suite. Nous la suivons durant une année, celle où sa vie va se décider.
Les tourments de Suzanne, enfant choyée, prise entre les contraintes imposées par une bourgeoisie locale et ses sentiments.
Ces gens de l'Escault « qui disent rarement oui ou non » et qui arrangent les mariages au mieux des intérêts des familles. Ou pour qui un mensonge (soit, par omission!) au nom du profit ou de la terre, n'est pas un pêché! La richesse de la région provient de deux sources : l'osier et les briques, donc tout est bon pour agrandir le domaine familial. Suzanne peut-elle briguer le poste de « comte des digues »? Nul ne doute de ses compétences, mais une femme peut-elle être élue? Les personnages sonnent juste, il nous semble les connaître.
Suzanne est foncièrement humaine, elle aimerait se marier mais elle est retenue par une éducation stricte dans laquelle les barrières sociales sont primordiales. Une de ses cousines ose rompre ses fiançailles, Suzanne l'approuve mais hésite pour elle-même. « Que ne suis-je semblable à Maria? ».
Deux hommes vivent dans son entourage, lequel la vie lui destine-t-elle?
Triphon était quasiment l'associé de son père. Bel homme, il vit dans la demeure familiale, mais il n'est qu'un travailleur. Suzanne a un fort penchant pour lui, mais ses manières hautaines mettent le jeune homme dans l'embarras. Triphon part en Angleterre, laissant Suzanne désemparée, dans le travail et dans ses aspirations personnelles. Il espère devenir un « monsieur » et pouvoir épouser Suzanne à son retour.
Max Larix, qui vient d'hériter de « schorres* », représente certes l'étranger au village, mais il est socialement

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