philosophie

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Lorsque Paul Valéry dit « Si l'État est fort, il nous écrase ; s'il est faible, nous périssons », il souligne d'une part le fait que la société ne peut pas subsister sans un État pour l'encadrer. Toutefois, cette citation montre aussi qu'un excès d'État comporte également des risques, à la fois pour l'individu et pour la société.

Peut-on réellement concevoir une société sans État, à l'image des sociétés primitives ? La cohésion de la société ne repose-elle pas essentiellement sur l'État ? Mais cette conception ne risque-t-elle pas de mener à un excès d'État ? Inversement, peut-on imaginer une société avec trop d'État ?
Certes, on trouve parfois des sociétés sans État : certaines idéologies préconisent ainsi la limitation ou même la fin de l'État. Néanmoins, il semble que la cohésion sociale dépende directement de l'État. En réalité, si l'on ne peut pas concevoir une société sans État, on ne peut pas non plus concevoir une société avec trop d'État qui oublierait l'importance de l'individu.
I On trouve parfois des sociétés sans État : certaines idéologies préconisent ainsi la limitation ou même la fin de l'État
ADes sociétés sans États
• Les sociétés primitives vivent sans État. En effet, elles subsistent selon le modèle de la tribu ou de la communauté, qui est une forme de société très proche de la famille. L'institution étatique y est remplacée par un chef, sur le modèle du père de famille.
• Dans La société contre l'État, Pierre Clastres défend l'idée que les sociétés primitives ne sont pas des sociétés qui n'auraient pas encore découvert l'État, mais au contraire des sociétés construites précisément pour éviter que l'État n'apparaisse.
• On peut évoquer les trois formes d'autorité selon Max Weber (Le Savant et le politique). L'autorité de l'État au sens propre du terme est de nature légale : elle a une légitimité juridique. Toutefois, dans les sociétés primitives, l'autorité du chef est de nature traditionnelle ou charismatique. Il semble donc possible

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