reume route des flandres

4367 mots 18 pages
Sommaire [masquer]
1 Biographie
2 Son œuvre
2.1 Nouveau Roman
2.2 Esthétique du collage
2.3 Présent de l'écriture
2.4 La mémoire sensorielle
2.5 Différence avec Marcel Proust
2.6 L'art de la phrase
3 Prises de position publiques
4 Œuvres de Claude Simon
5 Colloques et séminaires
6 Postérité et hommages
7 Notes et références
8 Voir aussi
8.1 Bibliographie
8.2 Liens externes

Biographie[modifier | modifier le code]Claude Simon naît le 10 octobre 1913, à Tananarive (Madagascar), d'un père militaire qui meurt, quelques mois plus tard, le 27 août 1914, lors de la Première Guerre mondiale près de Verdun. Il est élevé à Perpignan, dans le sud de la France, par sa mère. Cette dernière meurt en 1925 des suites d'un cancer. Son éducation est alors prise en charge par sa grand-mère maternelle (arrière-petite-fille du général et conventionnel tarnais Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel) et l'un de ses oncles, sous la tutelle d'un cousin germain. Il effectue ses études secondaires au lycée François Arago de Perpignan (une promotion y est d'ailleurs nommée en son honneur), puis au collège Stanislas à Paris, de 1925 à 1930, puis au lycée Saint-Louis[2].

En 1931, il se consacre à la peinture et à la photographie. Il suit d'ailleurs des cours à l'académie de peinture André Lhote.

Il fait son service militaire au 31e régiment de dragons de Lunéville de 1934 à 1935. L'année suivante, il commence à écrire et se rend à Barcelone auprès des républicains qui sont opposés aux troupes franquistes lors de la Guerre d'Espagne. Il décrit notamment cette expérience dans Le Palace. En 1937, il effectue un voyage qui le conduit en Allemagne, en Pologne et en URSS. Il se lance dans l'écriture d'un premier roman, Le Tricheur, publié à la Libération.

En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé pour servir dans le 31e régiment de dragons. Fait prisonnier par les Allemands en juin 1940, il s'évade de son camp en Saxe et rejoint Perpignan. Mais, risquant

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