Rien

Pages: 11 (2526 mots) Publié le: 13 décembre 2012
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Chapitre 1 : L’émergence de l’économie politique

Déterminer l’acte de naissance de la pensée économique revient à repérer l’émergence d’un savoir qui porte sur un objet. D’où la première section qui va définir l’objet et donc le domaine pour ensuite remonter et définir qui a commencé.

Section I : De la difficulté à spécifier le domaine del’économie politique

Lorsque l’on fait l’inventaire de toutes les définitions de l’économie, on voit vite qu’elles sont multiples dans le temps, variées et divergente. On pourrait néanmoins les classer dans deux catégories : définitions formelles et substantielles.
1. Définition formelle et définition substantielle de l’économie

* Définition formelle : Robbins 1932 « l’économie estla science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre des fins et des moyens rares à objets alternatifs ».
L’économie est donc définie à travers une forme particulière du comportement humain rationnel, c’est donc un comportement humain qui met en relation une fin, un objectif et des moyens rares et alternatifs pour atteindre cette fin (par exemple les ressources). C’esttypiquement la microéconomie puisque l’on étudie une relation entre une fin (maximisation de l’utilité ou bien être) et les moyens limités pour y parvenir (niveau de revenus). Mais on peut faire à partir de cette définition l’économie du mariage, du bricolage, de la guerre et en fait tout. Elle est beaucoup trop étendue pour être acceptable en l’état. Cette forme rationnelle du comportement humain semanifeste dans de nombreux domaine (échec Victoire/tactiques et pions, guerre Victoire/armée).
Elle est trop englobante pour repérer clairement le champ de l’économie clairement (OPA sur la sociologie). C’est l’impérialisme économique dans toute sa grandeur et au final on revendique la totalité des sciences humaines.

* Définition substantielle : défini l’économie à travers son contenue (sasubstance) en précisant l’objet auquel s’applique le comportement économique. La richesse reste quand même l’objectif ultime de l’économie. Cf. « L’économie nous enseigne comment les richesses sont produites, distribuées et consommées dans la société » J.B. Say 1815.
Mais, qu’est-ce que la richesse ?
Il y a plusieurs conceptions de la richesse :
→ la richesse d’un pays repose sur sapopulation ; position très en vogue au XVIème et XVIIème, thèses populationnistes puisque ça permet de trouver des soldats, des marins pour aller chercher de la richesse en Amérique …
→ la richesse d’un pays consiste en l’accumulation de métaux précieux ; très en vogue au XVIIème avec les mercantilistes
→la richesse comme un ensemble de valeur d’usage ; Cf. Smith « choses commodes nécessaires ouagréables à la vie » mais en fait tout est richesse plus ou moins. C’est la définition majeure de la fin du XVIIIème jusque tout au long du XIXème (Smith, Ricardo, Marx, Walras) et donc en filagramme à plusieurs paradigmes … Tout ce qui est utile n’est pas nécessairement pour autant objet de l’économie, prioritairement économique. Elle ne permet pas non plus à déterminer un domaine propre à l’économie.* Il y a pourtant une issue qui consiste en la détermination d’une synthèse/point commun entre les deux définitions. Toutes les deux postules implicitement qu’il existe des catégories économiques qui seraient universelles, éternelles, valables en tout temps et en tout lieu.

Si on fait la synthèse de la rationalité (Robbins), la production/consommation (Say), la richesse seraient descatégories naturelles qui constitueraient spontanément le domaine de l’économie. Plus clairement, un astronome qui étudie les planètes, les planètes existent de tout temps, en tout lieu et constituent spontanément des catégories naturelles domaine de l’astronomie. Il y a un gros décalage pourtant avec l’économie, on a décidé à un certain moment que les relations intéressées seraient étudiées par...
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