Savoir et ignorance

1217 mots 5 pages
Le terme « savoir » est une des traductions possibles du grec « sophia ». La philosophie a donc naturellement pour tâche de s’interroger sur le savoir, puisque elle-même peut se définir comme amour du savoir, ce que signifie, entre autres, le grec philosophia. Mais, qu’est-ce que ce savoir que le philosophe est censé aimer et rechercher puisqu’en est né en lui le désir ? La relation du philosophe au savoir peut paraître d’emblée curieuse, puisque, comme nous le verrons, Socrate, figure emblématique du philosophe, nie continuellement posséder quelque savoir que ce soit, et en refuse la possession à ses interlocuteurs.
Qu’est-ce alors que ce savoir dont la possession semble se dérober à tout le monde au dire de Socrate ?
Qu’est-ce qui le différencie de ce que nous croyons ? Qu’est-ce qui différencie le savoir véritable de nos croyances ? En quoi la croyance n’est-elle pas un savoir ? Qu’est-ce qui fait que parfois nous nous croyons savants alors que nous ne savons rien ?
Prenons donc au sérieux Socrate, lorsqu’il nous dit ne rien savoir et mettons-nous en quête de ce qu’est le savoir et de sa différence avec ce qui se fait passer pour tel sans être tel.
Le savoir constitue une dimension irréductible de l’expérience humaine : nous disons tous savoir que telle ou telle chose s’est produite, que telle ou telle chose est ceci ou cela, nous disons d’un tel qu’il est savant, d’un autre qu’il est ignorant, etc. Mais que voulons-nous dire vraiment quand nous parlons du savoir ? Nous inclinons spontanément à penser que le savoir désigne un ensemble de connaissances, voire même l’ensemble de toutes les connaissances, connaissances que nous considérons comme des informations sur le monde et les hommes. Mais nous aurons à nous demander si le savoir peut être pensé sur ce modèle, s’il est réductible à un ensemble d’informations. En effet, quelques remarques élémentaires peuvent nous permettre d’en douter. D’une part, toutes les informations ne se valent pas :

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