Synthèse de la pensée de claude lefort entre une réflexion sur la démocratie moderne et l'interprétation du totalitarisme

1469 mots 6 pages
Synthèse de la pensée de Claude Lefort Entre une Réflexion sur la démocratie moderne & l'interprétation du totalitarisme

Claude Lefort est né en 1924 à Paris, il fut l'élève de Merleau Ponti. D’idéologie communiste il fonde en 1948 avec Castoriadis : « socialisme ou barbarie », une organisation révolutionnaire Française anti-stalinien et d'orientation marxiste.
Il rompt en 1958 avec l’illusion révolutionnaire qui, selon lui, tombe toujours en sclérose bureaucratique. Il va alors aller chercher du côté des penseurs classiques (Machiavel, La Boétie) pour penser le totalitarisme. On lui doit un essai sur Soljenitsyne, « un homme en trop, réflexion sur l’archipel du goulag ».
Pour lui l’idée de révolution est bien une illusion « la racine de l’illusion était la croyance en un point de rupture radicale entre passé et avenir, en un moment absolu […] dans lequel se livre le sens de l’histoire [1]».
Connu pour sa réflexion sur le totalitarisme, il analyse la démocratie et parle d'un régime politique où le pouvoir est un « lieu vide », c'est-à-dire inachevé, sans cesse à construire; où alternent des opinions et des intérêts divergents.

I) La démocratie moderne et la dimension symbolique du pouvoir

C. Lefort prend le contrepied de l'analyse Marxiste, pour lui, il faut arrêter de penser le politique comme une simple question de domination de classe : « la politique n'est pas seulement un instrument de la société pour se gouverner, pas seulement un instrument de la classe bourgeoise. Le politique est la manière dont la société tente d’accéder à une représentation d’elle –même. Elle n’est pas seulement un moyen mais participe à l’identité de la société [2]» Claude Léfort.
La politique est pour lui ce qui permet à la société de se réfléchir elle-même, d’avoir une vision d’elle-même et de repenser son unité. Il ne voit pas la politique comme un moyen de domination au service des dominants (K. Marx), pour lui la politique participe à

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