Utopie comme instrument de critique

7200 mots 29 pages
1

Analyse des concepts d’ « Utopie » et « Dystopie ».
Avant d’analyser le rapport dialectique entre l’Utopie et la Dystopie dans les trois œuvres indiquées, il faut d’abord expliquer, prémisse nécessaire, la signification des deux concepts, tels qu’ils se sont délinéés dans l’histoire critique.
C’est pacifique que le terme « Utopie » soit naît à Leuven dans le 1516 avec la publication du livre homonyme du chancelier anglais Thomas More. Il s’agit d’un néologisme composé par les mots grecques ou (non) et topos (lieu), acte à indiquer un lieu qu’il n’existe pas. En réalité, comme Trousson1 l’a remarqué, More aurait du appeler plus correctement son livre-île « Atopia », mais il a préféré jouer sur l’homophonie, créé par la prononciation anglaise, d’ou-topos et d’eu-topos (lieu heureux), pour suggérer en même temps, à travers cette double racine, l’idée d’irréalité et de bonheur. On peut à cet égard constater que à l’intérieur de la littérature Utopique il est possible de trouver une véritable coïncidence entre les deux origines du terme, puisque un lieu qui soit en absolue heureux peut être en effet considéré inexistant.
Cependant l’idéation utopique naît précisément de l’exigence de proposer un modèle di vie alternative, auquel l’homme doit viser.
La métamorphose de l’Utopie en celle qu’on appelle indifféremment Utopie négative,
Anti-Utopie ou Dystopie s’est vérifié par contre à travers une dissociation entre la forme utopique et le contenu utopique, tant qu’il est possible d’affirmer que la structure littéraire est la même, tandis que le jugement de valeur change, pour se traduire cette fois en un modèle non à suivre mais à fuir.

1

R. Trousson, Voyages aux pays de nulle par, Histoire littéraire de la pensée utopique, Bruxelles,
Edition de l’Université de Bruxelles, 1999, p.9.
2

Pour Baczko la Dystopie offre la description de « uno spazio utopista in cui le nefaste conseguenze della realizzazione degli ideali utopisti

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