“Voyager me semble un exercice profitable : l’âme y a une continuelle excitation à remarquer des choses inconnues et nouvelles, et je ne sache point meilleure école pour façonner la vie que de lui proposer incessament

Pages: 8 (1865 mots) Publié le: 18 février 2011
“Voyager me semble un exercice profitable : l’âme y a une continuelle excitation à remarquer des choses inconnues et nouvelles, et je ne sache point meilleure école pour façonner la vie que de lui proposer incessament la diversité et tant d’autres vies”. Voici une phrase tirée du chapitre “De la vanité” des Essais (III,9) de Montaigne. L’auteur y fait l’éloge du voyage comme une sourceintarrissable de découverte d’autres usages, d’autres mondes. Il voyage principalement pour le plaisir et l’instruction. Il veut pénétrer les coutumes du pays qu’il traverse et en comprendre le sens. Ainsi chaque périple lui apporte la tolérance et la curiosité. A partir de l’afirmation de l’auteur nous pouvons nous demander si le voyage dans le cadre de la diversité est vraiment une école de la vie? Maiségalement si dans le monde d’aujourd’hui le voyage est nécessaire pour avoir accès à cette diversité?

Montaigne, qui s’imprègne de chaque destination parcourue, a pitié des gens qui ne se sentent bien que dans leur élément, faisant des généralités de visions superficielles et condamnant alors toute coutume trop différente des leurs. Il donne lui même un exemple dans lequel il parle de cesfrançais: “Retrouvent-ils un compatriote en Hongrie, ils festoient cette aventure,les voilà à se ralier et à se recoudre ensemble, à condamner tant de moeurs barbares qu’ils voient. Pourquoi non barbares puisqu’elles ne sont françaises?” (Montaigne, Essais, III, IX, De la vanité, 1572-92). Si l’on remonte dans le temps on peut s’appercevoir qu’en plus d’une rigidité d’ésprit celà peut avoir de gravesconséquences. Prenons l’exemple des colonisateur européens qui, il y a quelques siècles de ça, sont arrivés sur des terres d’Afrique alors inconnues avec des êtres physiquement différents qui avaient leurs propres habitudes. Ils ont jugé que celles-ci étaient étranges, ont considéré ces peuples comme des animaux et les ont esclavagés. Comme on le voit, depuis toujours mais encore aujourd’hui on adu mal à mettre nos valeurs de coté et la tendance à bannir ce qui ne correspond pas à notre morale? Mais qu’est-ce qui nous en donne l’autorisation? A quoi bon voyager pour atténuer les différences?
Si on fait un voyage à la Montaigne de longue durée, dans lequel on se plait, que les habitudes de l’autre deviennent les notre on peut en arriver à ne plus s‘identifier à une nationalité, à uneculture. C’est ce qu’on appelle l’apatridie. Dans un cas extrême,on parlera d’assimilation; c’est à dire abandonner sa culture pour une autre. C’est ce que Montaigne appelle lui-même la “contagion”. C’est un peu ce qu’il se passe avec la mondialisation mais ça pourrait être le cas pour le voyageur.

L’auteur voit dans le voyage une source de plaisir et d’instruction: en s’immiçant dans uneculture, on vit des expériences sensibles, on fait des observations et on acquiert de la connaissance. On découvre une histoire, un climat, des ressources et des coutumes différentes; tout celà développe notre objectivité et nous instruit.
L’auteur apprécie tout particulièrement la diversité qu’on retrouve dans le voyage. Il délecte sa liberté et s’enthousiaste à voir que le monde s’offre à lui. Bienqu’aujourd’hui cette variété a tendance à s’atténuer petit à petit à cause de la mondialisation, il est vrai qu’ailleurs, on rencontre d’autres gens avec leur culture on est interpellé, intéressé, on cherche à comprendre l’autre et on développe alors une tolérance. C’est dans cette ouverture d’esprit que le voyage sera le plus profitable, c’est ainsi qu’on se plonge réellement dans une cultureet qu’on peut remettre en question notre façon de fonctionner et acquérir une certaine maturité. Qui la représente mieux que Siddharta Gautama? (plus connu sous le nom de Bouddha). Cet homme qui a vécu durant l’Antiquité en Inde, faisait partie de la classe supérieure et a été isolé durant sa jeunesse de tout malheur. Un jour il décendit pour la première fois en ville et se retrouva face à la...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Le voyage, la meilleure ecole de la vie
  • Philo, chacun voit les choses à sa façon
  • On compare souvent la vie à un voyage.
  • Dante-comment sa vie a façonné son oeuvre
  • Selon esope, "la langue est la meilleure et la pire des choses" on peut formuler la même remarque à propos de l'ennui tel...
  • Exercices d'orthographe on ont son sont et est a à
  • Modalité d'actions a proposer
  • Rien a proposer

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !