L'éducation des femmes en france pendant les xviie et xviiie siecles.

Pages: 18 (4405 mots) Publié le: 9 octobre 2012
L’Éducation des femmes en France pendant les XVIIe et XVIIIe siècles.










TABLE DE MATIERES

1. Introduction. 3
2. L’éducation formelle. 5
3. L’éducation dans la maison. 9
4. La vie dans le couvent. 10
5. Conclusion. 12
SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE. 13

1. Introduction.

Pendant le XVIIe et le XVIIIe siècle, en Europe, la société était conformée par uneminorité de privilégiés qui avaient tous les droits sur le reste de la population : la haute hiérarchie religieuse et la noblesse. A la tête se trouvaient, bien sûr, le pape et le roi, qui possédaient ce pouvoir, parce qu’ils étaient des représentants de Dieu sur la terre. Dieu était la raison d’une quantité inimaginable d’injustices : des guerres, d’assassinats, d’esclavagisme…il était aussi leprétexte que les hommes utilisaient pour maintenir les femmes dans une situation de soumission.
Pourquoi les femmes devaient être sous la domination des hommes ? La réponse était tirée de la Bible. La femme était considérée coupable de tous les maux de l’humanité, c’est par sa faute que l’homme a été chassé du paradis. Si elle n’avait pas été l’instrument du Démon, on serait encore tous nus etcontents en train de manger des fruits sans travailler et sans souffrir des peines. Cela valait déjà toutes les punitions possibles !, mais Dieu a été bien spécifique par rapport à ce que la femme devait subir : « Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi » Il n’y avait rien à dire,il fallait juste obéir et les hommes ont été très obéissants, ils se sont occupés de s’ériger sur les femmes comme des maîtres absolus.
Les femmes devaient être « protégées » par une figure masculine pendant toute sa vie, depuis la naissance et jusqu’au mariage, cette figure était en général le père. Quand la fille était en âge d’être mariée, la figure paternelle était remplacée ou par le mariou bien par une institution religieuse.
Dans les couches supérieures et moyennes de la société, seulement une ou maximum deux des filles avaient la possibilité d’être mariées, tandis que les autres sœurs devaient disparaître en rentrant au couvent. En réalité, il était peu relevant si elles étaient ou pas d’accord. La raison de cette différence de sort des unes et des autres, c’était que larichesse des familles ne devait pas se partager et elle passait à la fille ainée à travers la dot.
Cette pratique a provoqué une grande quantité de vocations forcées. Dans La Religieuse de Diderot, publié à la fin du XVIIIe siècle, on peut apprécier les énormes pressions sociales et psychologiques auxquelles étaient soumises les filles qui étaient obligées de renoncer à leur vie pour disparaître àjamais derrière les portes d’un couvent où elles allaient mener une existence remplie de mortifications corporelles et spirituelles qu’elles n’avaient nécessairement pas choisies, voilà un petit extrait :
Maman, je suis fâchée de toutes les peines que je vous ai causées ; je vous en demande pardon. Mon dessein est de les finir. Ordonnez de moi tout ce qu’il vous plaira. Si c’est votre volonté quej’entre en religion, je souhaite que ce soit aussi celle de Dieu […] Tandis qu’elle me parlait, [dit la fille] je pensais que je venais de signer mon arrêt de mort…
Les filles pauvres, par contre, avaient des difficultés différentes. Leurs familles ne possédaient pas des richesses à partager avec les dots, c’était à elles de gagner l’argent nécessaire pour payer leur propre dot, afin de se marieret, pour y arriver, elles sortaient de leur famille, à douze ans environ, à la recherche d’un emploi qui leur permettait de faire les économies nécessaires. En général, si tout se passait bien, les filles pouvaient obtenir l’argent nécessaire pour leur dot après avoir travaillé une quinzaine d’années dans des métiers comme : fille de ferme, domestique, ouvrière ou artisane.
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