L' empire d'el hadj omar tall

Pages: 6 (1295 mots) Publié le: 15 mars 2013
Oumar Tall



Oumar Tall, de son vrai nom 'Umar Ibn Sa'îd Al Fûtî (عمر ابن سعيد الفوتي), (Umar al-Foutiyou Tall ou Oumar Seydou Tall) est un résistant et un souverain musulman. C'est aussi un érudit musulman et un éminent soufi. Il est né à Halwar dans le Fouta-Toro, dans l’actuel Sénégal, entre 1794 et 1797 et est disparu mystérieusement dans les falaises de Bandiagara, le 12 février1864[1],[2]. Il est le fondateur de l'Empire toucouleur.
Sommaire[masquer] * 1 Les voyages * 2 Le djihad * 3 La théocratie * 4 Notes * 5 Voir aussi * 5.1 Articles connexes * 5.2 Bibliographie * 5.3 Liens externes |
Les voyages[modifier]
Né entre 1794 et 1797 à Halwar, il est le fils de Sa'îd Tall et de Sokhna Bint Adama Thiam. Il est le quatrième fils de son père et lehuitième enfant de sa mère. Toucouleur descendant d'une grande famille de notables et chefs religieux descendants de 'Uqbah Ibn 'Amr, un compagnon du prophète de l'islam Mahomet, il a commencé à approfondir sa connaissance de l’islam grâce à Abd el-Karim, un lettré musulman originaire du Fouta-Djalon, membre de la confrérie Tidjaniya. À partir de 1827 et pendant dix-huit ans, Oumar Tall entreprendplusieurs voyages. Il se rend à Hamdallaye sur le Niger où il rencontre Amadou Cheikhou, puis séjourne plusieurs mois à Sokoto à la cour de Mohammed Bello. Il traverse ensuite le Fezzan et se rend au Caire avant d’atteindre La Mecque où il reçoit les titres d’El Hadj et de Calife de la confrérie soufi Tidjane pour le Soudan (1828). Il séjourne ensuite à l’Université al-Azhar du Caire, puis chez lesultan du Bornou dont il épouse une fille, à la cour de Mohammed Bello dont il épouse également une fille, enfin à Hamdallaye chez Amadou Cheikhou, qui cette fois-ci l’accueille beaucoup moins favorablement. Puis il est emprisonné par le roi animiste bambara de Ségou. Lorsqu’il est relâché, il se rend dans le Fouta-Djalon où l’almami l’autorise à créer une zaouïa (1841). Pendant treize ans, il prêchel'islam sunnite à travers la doctrine asharite, la jurisprudence malikite et la spiritualité de la tidjaniya d’abord au Fouta-Djalon, puis à Dinguiraye (actuelle Guinée) en 1848.
Le djihad[modifier]
A Dinguiraye, il prépare le djihad (guerre sainte). Il acquiert une réputation de saint et rassemble de nombreux disciples qui formeront les cadres de son armée. Son armée, équipée d’armes légèreseuropéennes reçues de trafiquants britanniques de Sierra Leone, s’attaque à plusieurs régions malinkées à partir de 1850. Il occupe sans difficulté les territoires du Mandingue et du Bambouk (1853), puis attaque les Bambaras Massassi dont il prend la capitale Nioro (1854). En 1856, il annexe le royaume bambara du Kaarta et réprime sévèrement les révoltes.
Luttant contre l’armée coloniale française,il fait construire un tata (une fortification) à Koniakary (77 km à l'ouest de Kayes). En avril 1857, il déclare la guerre contre le royaume du Khasso et assiège le fort de Médine, qui sera libéré par les troupes de Louis Faidherbe le 18 juillet 1857.
Entre 1858 et 1861, El Hadj Oumar Tall s’attaque aux royaumes bambaras de Kaarta et de Ségou. Le 10 mars 1861, il conquiert Ségou qu’il confie unan plus tard à son fils Ahmadou pour partir à la conquête d’Hamdallaye, capitale de l’Empire peul du Macina qui tombera le 16 mars 1862 après trois batailles faisant plus de 70 000 morts. Obligé de se réfugier dans les grottes de Deguembéré, près de Bandiagara, il disparait dans une grotte le 12 février 1864. Son neveu Tidiani Tall sera son successeur et installera la capitale de l’EmpireToucouleur à Bandiagara. Son fils Ahmadou Tall règne à Ségou, jusqu’à l’occupation française en 1893[3].
La théocratie[modifier]
Mû par l’idéologie universaliste de l’islam et par un projet de rénovation égalitaire de la société, El Hadj Oumar encourage le libéralisme du Sunnisme via la confrérie Tidjaniya, dont il est le représentant de l'époque, et se promet d’imposer une « fraternité transcendante...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • El hadj omar: une figure africaine
  • L"onomastique dans sur les traces d'el hadi omar
  • Hadj
  • hadjer
  • Omar
  • Omar
  • Omar
  • omar

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !