L'obvie et l'obtus

Pages: 10 (2476 mots) Publié le: 1 février 2011
MASTER DIDACTIQUE DU FRANÇAIS ET
INTERCULTURALITE



L’obvie et l'obtus
Analyse critique de Roland Barthes



Préparé par :Kaoutar Filali Alami
Encadré par : M Kamal

Introduction :
L’obvie et l’obtus est l’ouvrageposthume de Barthes (1982). Sans doute, le plus important pour comprendre sa conception esthétique, ne serait-ce que parce qu'il regroupe à lui seul la
plupart de ses articles sur l'art, la musique, la photo et le cinéma. Cependant, la distinction entre les notions évoquées par le titre ne paraît pas absolument claire chez Barthes. On peut en gros dire que le sens obvie correspond à la littérature,en tant que "sens plein" ou "signe complet, alors que l'art s'identifierait au sens obtus ou insignifiant car "à la fois têtu et fuyant, lisse et échappé".
Barthes considère l’art comme le niveau zéro de la pensée, qui part de l’étonnement qu’il provoque, incite l’analyse du sens. Les arts plastiques qu’il nomme « art analogique » , ne sont que répétitions, que rabâchages. L’art fait partie dece sens « flottant » qu’est l’obtus et qui n’a d’autre sens que celui de l’imitation du réel .Il considère que l’art s’identifie à la vie en ce qu’elle est un ensemble d’événements privés de sens et qui n’ont pas de finalité.

° L’esprit de la lettre :
L’auteur entame cette partie en se référantau livre de Massin typographe, graphiste autodidacte français dans son amour pour « la lettre » élément simple mais diabolique
D’une part la lettre tient le langage, le censure et d’autre part, elle donne le départ de l’imagerie et à l’extrême jouissance. La lettre est universelle, elle intéresse le graphiste, le peintre, le juriste, le psychanalyste l’écolier, elle est devenue une image dansle tapis du monde. L’écriture, qui est faite de lettres, est « une » puisque tout ce que nous écrivons, peignons, traçons constitue un seul texte.

Erté : à la lettre :

Dans sa critique de l’art, Barthes fait l’analyse de quelques grandes compositions de Erté, peintre français né russe. Le purgatoirede Romain de Tirtoff est la femme. Certes, il en a dessiné beaucoup, cette présence féminine résulte de la vocation modéliste de Erté el de son imprégnation du monde de la mode .Mais est ce que c’est de la femme qu’il s’agit dans ses figurations ?
Erté présente la femme, répétée et même dupliquée, à travers ces milliers de femmes, il pratique un travail de variation portant sur le corps fémininafin de produire la densité et l’énigme symbolique. Elle est seulement un signe renvoyant à une féminité dite conventionnelle. La femme comme signe pour renvoyer à autre chose.
Selon Barthes, pour construire ce signe féminin, Erté se sert de lieux fétichistes : un doigt, un pied, une coupe de cheveux ou une silhouette. Les silhouettes Ertéennes sont d’une finitude admirable mais restententièrement intelligibles, et complètement irréalistes .Elles renvoient surtout à un rapport nouveau entre le corps et le vêtement : à la fois anatomiques et sémantiques, elles rendent le vêtement sensible et le corps signifiant .Le corps et la silhouette deviennent indissociables, telle est la fonction de la silhouette chez Erté.
Autre élément du corps très dans ses tableaux est la chevelure, quipour Erté est une promesse de vêtement, elle représente la femme elle-même, dans sa différence fondatrice. La coiffure comme appendice vestimentaire, dans toutes les variations et les dérivations imaginables assument le rôle d’assujettir le corps féminin à quelques idée nouvelles .Tel un alchimiste l’artiste essaye sur le corps féminin les transformations dont il a besoin pour qu’il puisse...
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