Des Lois

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Résumé

Dans son traité De legibus (Des Lois), Cicéron s’interroge sur la manière de diriger une société, une cité, et donc sur l’organisation du pouvoir politique, ainsi que sur la régulation sociale par les lois. Comme chez Platon, cette réflexion prend la forme d’un dialogue, entre Cicéron, Quintus et Atticus, pour mieux exprimer et faire passer son idée, son idéal. Il se questionne notamment sur le rôle de la loi et du pouvoir souverain pour organiser et gérer l’Empire romain. Sa thèse principale est celle de la « Loi naturelle », qui représenterait la seule et unique loi, venant de Dieu.

Le premier des trois livres propose de définir les notions de droit et de lois. Cicéron considère que le droit est d’origine divine dans son sens le plus noble et universel, parce que selon lui, et Dieu et l’homme sont doués de raison, et donc de la notion de justice. Le caractère universel du droit se justifie par le fait que tous les hommes se ressemblent, ce qui entraîne que la vie en société, entre les hommes, est possible, et ce grâce au droit.

En effet, dans Des Lois, Cicéron aspire à un certain relativisme quant aux lois décidées par un état, un empire. Si la loi peut varier d’un pays à l’autre, c’est qu’elle n’est pas universelle, et qu’elle est donc sujette à caution. C’est pourquoi il émet une critique du droit institutionnel, s’opposant à une conception du droit comme une institution au lieu d’être une réponse à un besoin de justice pour toute l’humanité, de manière absolue. Il relève que de nombreuses lois sont injustes, ou obsolètes, quand d’autres sont inutiles. Cependant, le critère de l’utilité ne peut être un bon critère pour juger d’une loi : en effet, l’utilité est souvent subjective, liée à l’intérêt de celui qui y réfléchit ; par conséquent, des citoyens auraient intérêt à appliquer des lois et la jugeraient utile, quand d’autres non. Ainsi, le droit en général ou le...

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Dissertation à propos de Des Lois