L'école des femmes

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Résumé

Acte I

 

            Arnolpheavoue à son ami Chrysalde craindre plus que tout d’être cocu. Il a donc mis enplace un stratagème de longue date pour pouvoir se marier en évitant cettemésaventure : il s’est façonné une femme idéale en se faisant le tuteurd’Agnès, sa future épouse, alors qu’elle avait quatre ans, et elle a été depuiséduquée loin de toute réalité concrète. Agnès a dix-sept ans désormais etArnolphe, qui la trouve merveilleuse, souhaite la présenter à son ami. Enfin,Arnolphe rappelle qu’il faut désormais l’appeler M. de la Souche, le nouveaunom qu’il s’est choisi.

            Arnolphequi rentre chez lui se voit très mal accueilli par ses servants Alain etGeorgette, qu’il a volontairement choisis benêts afin qu’ils ne corrompent pasla pureté d’Agnès. Comme il a été absent dix jours durant, il est soucieux desavoir comment va Agnès, mais les servants ne savent que répondre. On appellela jeune fille. Agnès descend et Arnolphe est ravi de la voir coudre. Tout vabien a priori.

            Unjeune homme appelé Horace fait alors irruption. C’est le fils d’un vieil amid’Arnolphe, Oronte. Le jeune homme a une lettre de son père destiné à Arnolpheet annonce que son père va bientôt venir accompagné d’Enrique, un homme qui afait fortune en Amérique. Arnolphe, après lecture de la lettre, accepte deprêter un peu d’argent à Horace. Alors qu’ils bavardent gaiement, Horace avouequ’il s’est épris de la jeune fille qui loge chez M. de la Souche – il ignorequ’Arnolphe et M. de la Souche sont une seule et même personne – et quel’argent prêté va l’aider à la conquérir. Arnolphe en est accablé.

 

            ActeII

 

            Arnolphe,seul en scène, veut savoir quelle est l’ampleur des dégâts, et va se renseignerauprès d’Alain et Georgette sur ce qui s’est passé en son absence, mais ilstardent à parler. Arnolphe enrage ; il est si en colère qu’il décided’aller prendre l’air pour se calmer.

            Georgetteet Alain essaient maladroitement de comprendre les tourments d’Arnolphe. Àtravers leur discussion, il apparaît qu’ils ont laissé entrer Horace dans lamaison plusieurs fois.

            Arnolpherevient bientôt, plus calme. On fait descendre Agnès. Le vieil homme interrogesa protégée. Les quiproquos sont récurrents tout au long de la scènepuisqu’elle oppose d’une part un personnage très méfiant, qui traque le doublesens à tout propos ; et d’autre part un personnage absolument innocent. Totalementingénue, ne voyant le mal nulle part, Agnès parle de tout sans retenue et détailleles approches d’Horace. Arnolphe, acculé, annonce à Agnès ses projets demariage. Elle pense d’abord qu’il veut la marier à son jeune visiteur, maisArnolphe lui révèle qu’il s’agit de lui, son tuteur.

           

            ActeIII

 

            Arnolphe est rassuré car, pendantl’entracte, il a fait jeter une pierre par Agnès sur Horace qui venait badiner.Il réprimande gentiment Alain et Georgette et leur apprend à ne plus laisserentrer Horace. Il leur demande en outre d’aller chercher le notaire. Arnolpherappelle à Agnès ses devoirs d’épouse, et lui fait lire Les Maximes duMariage.

            Horacevient demander de l’aide à Arnolphe : M. de la Souche l’a pris en chasse,et il ne peut plus voir Agnès. Il montre en outre à Arnolphe qu’Agnès avaitenroulé la pierre qu’elle lui a envoyée dans une lettre d’amour toujoursingénue mais enflammée.

Levieil homme, seul en scène, formule sa douleur. Un autre problème vientd’apparaître : il se rend compte qu’il est amoureux d’Agnès et s’il laperd, il ne perdra plus seulement sa propriété, mais aussi et surtout l’objetaimé.

 

            Acte IV

 

            Nouveau monologue d’Arnolphe :il refuse de se laisser vaincre si facilement, et compte redoubler d’effortspour contrer Horace. Le notaire entre sans qu’Arnolphe ne le voie. Il continue doncà se lamenter, tandis que le notaire reçoit ces réflexions sentimentales commeautant d’instructions pour le contrat de mariage. Arnolphe prend finalementconscience de la présence du notaire et le chasse. Le notaire s’en va, faisantpart de son incompréhension à Georgette et Alain.

            Arnolphe, par le biais d’un jeu derôles, entraîne ses servants à refuser d’ouvrir à Horace. Seul en scène, il sedemande qui engager pour surveiller sa maison. Il pense au savetier du coin dela rue.

            Horace revient. Il révèle qu’il aretenté d’entrer et que cette fois-ci Agnès l’a fait secrètement monter de sapropre initiative. À un moment, M. de la Souche a fait irruption et Agnès l’acaché en lui donnant un nouveau rendez-vous la nuit qui vient. Arnolphe estaccablé : la lutte va être d’autant plus fastidieuse que désormais Agnèsprend des initiatives.

            Chrysalde vient à la rencontred’Arnolphe, qui le repousse. Chrysalde comprend rapidement la nature du tracasd’Arnolphe et tâche de le rassurer. Le vieil homme se montre déterminé à ne passe laisser humilier par ces deux jeunes gens. Une fois Chrysalde parti, il dresseun plan de bataille avec ses deux servants : quand ils verront Horacemonter l’échelle pour atteindre la chambre d’Agnès, ils devront le battre pourle mettre en fuite.

           

            Acte V

 

            C’estla fin de la nuit, il fait trop sombre pour y voir clair. Arnolphepanique : les servants ont assommé Horace d’un violent coup sur la tête etl’ont laissé pour mort dans le jardin. Mais le jeune homme reparaît alorsqu’Arnolphe s’apprêtait à aller l’examiner. Horace explique qu’il a fait lemort pour éviter des récidives et qu’ensuite, Agnès est venue le rejoindre et apassé la nuit avec lui. Pour éviter que M. de la Souche ne l’enferme à nouveau,Horace confie Agnès à Arnolphe. Horace, avant de s’absenter, échange desserments avec la jeune femme.

            Agnès reconnaît Arnolphe et s’ensuitune querelle : Arnolphe l’accable de reproches ; Agnès, dont lecaractère s’est beaucoup affermi, lui répond sans ciller. Le vieil homme prendla décision de l’enfermer au couvent. Il la confie à Alain et va faire appelerune voiture pour ce faire.

            Horace revient, accablé : sonpère lui a annoncé qu’il le destinait à la fille d’Enrique. Horace prieArnolphe de raisonner son ami Oronte. Celui-ci entre alors avec Enrique etChrysalde. Enrique reconnaît en Chrysalde le frère de sa défunte épouse,Angélique. Arnolphe intervient auprès d’Oronte, mais pour soutenir le projet demariage entre Horace et la fille d’Enrique. Chrysalde précise à Oronte quivient d’appeler Arnolphe par son prénom qu’il faut désormais le nommer M. de laSouche. C’est alors qu’Horace comprend son erreur.

            Georgette vient informer Arnolphequ’Agnès est folle de chagrin. Arnolphe lui demande de la faire venir, car il al’intention de partir avec elle au plus vite. Il presse également Oronte demarier Horace.

            Agnès paraît. Enrique révèle à ce moment qu’elle est lafille qu’il a eue avec Angélique, et qu’il avait confiée à une paysanne, quin’a eu d’autre choix que de la vendre à Arnolphe. Horace et Agnès vont donc semarier ! Arnolphe se retire, accablé, alors que son ami Chrysalde tente dele consoler : « Si n’être point cocu vous sembleun si grand bien, / Ne vous point marier en est le vrai moyen. »

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