La mort heureuse

par

Le bonheur

Comme nous l’avons souligné plus haut, le bonheur est un autre thème prédominant dans cet écrit. Les choses les plus simples sont très souvent celles qui nous procurent le plus de bonheur. Camus nous le prouve dans cette œuvre à travers Zagreus. En effet, ses conversations avec Mersault lui procurent du bonheur. Tous deux cherchent à donner une orientation au bonheur, comment le concevoir et à quoi le reconnaitre ? Selon eux le bonheur est synonyme de temps. L’auteur nous montre Zagreus qui dit « Oh ! je sais bien que la plupart des hommes riches n'ont aucun sens du bonheur. Mais ce n'est pas la question. Avoir de l'argent, c'est avoir du temps. Je ne sors pas de là. Le temps s'achète. Tout s'achète. Être ou devenir riche, c'est avoir du temps pour être heureux quand on est digne de l'être. » (p.43). Autrement dit, selon Camus, le bonheur s’identifie au temps qu’on s’accorde soi-même à vivre. C’est pour cette raison que Zagreus, s’adressant à Mersault souligne que bien qu’il soit infirme, bien qu’il soit assisté dans tout ce qu’il veuille faire, malgré tout ce cortège d’humiliations, il ne mettrait jamais un terme à sa vie. Pour Zagreus, que Mersault devrait peut-être prendre pour exemple, le bonheur ne s’estime pas en termes de matériel ou de quantité mais en termes de qualité. Savoir privilégier les moments qu’on se consacre à soi-même et se satisfaire de toutes les petites choses du quotidien plutôt que de se mettre en quête d’un bonheur parfait qui n’existe nulle part.

Seulement, nous pensons que Mersault devrait « peut-être » prendre Zagreus pour exemple car ce dernier n’est peut-être rien d’autre qu’un hypocrite. En effet, les paroles, le sermon qu’il sert à son interlocuteur...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Le bonheur >

Dissertation à propos de La mort heureuse