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L’Alchimiste

par

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Paulo Coelho

Paulo
Coelho est un romancier et parolier brésilien né à Rio de Janeiro en 1947. Il
est un des écrivains vivants les plus lus au monde. Ses œuvres – notamment sa
plus connue, L’Alchimiste – abordent
des thèmes universels qui ont trait au sens de la vie et à la quête personnelle
que chacun poursuit.

Issu
d’une famille de la classe moyenne – son père est ingénieur –, le jeune Paulo étudie
chez les jésuites. Confrontés à l’esprit rebelle de leur fils, qui supporte mal
son éducation austère, ses parents, qui veulent faire de lui un ingénieur, le
font interner à plusieurs reprises dans un hôpital psychiatrique. Le jeune
homme, qui veut déjà devenir écrivain, s’en enfuira plusieurs fois.

Après une
année à étudier le droit pour complaire à ses parents, le jeune aspirant
artiste abandonne les chemins tracés, plonge au cœur du mouvement hippie et
voyage à travers l’Amérique du Sud, en Europe et en Afrique du Nord. De retour
au Brésil, Paulo Coelho entreprend avec succès une carrière de parolier et
collabore avec divers artistes, comme la chanteuse Elis Regina, la rockeuse
Rita Lee et l’icône de la musique brésilienne Raul Seixas (1945-1989). Les
paroles qu’il écrit pour ce dernier lui donnent une image d’occultiste et en
1974, le gouvernement – d’un pays qui vit sous dictature militaire depuis dix
ans –, fait arrêter le jeune homme pour de supposées activités subversives. Il
continue de composer jusqu’en 1982 de nombreuses chansons avec Raul Seixas. Il a
également des activités d’acteur, de journaliste – spécialiste de la musique
brésilienne – et de directeur de théâtre.

En 1986,
son pèlerinage sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle constitue un
tournant dans sa vie. Paulo Coelho retrouve alors la foi qu’on avait tenté de
lui infliger de force dans son enfance. Celui qui n’était jusqu’alors l’auteur
que des Archives de l’Enfer (Arquivos do Inferno, 1982), et qui avait
contribué à un Manuel pratique du
vampirisme
(O Manual Prático do
Vampirismo
, 1986), plus tard mal assumé, publie alors Le Pèlerin de Compostelle (O
Diário de Um Mago
) en 1987, où il retrace son itinéraire à travers la
France et l’Espagne en compagnie de son guide Petrus, et la transformation
qu’il a subie à cette occasion : parti avec l’idée qu’il existe « des
gens capables de comprendre et de contrôler des choses défendues à la majorité
des mortels », il découvre que « l’extraordinaire se trouve sur le
chemin des gens ordinaires », livre-t-il. Le style y est simple et
accessible au plus grand nombre.

Mais
c’est l’année d’après que paraît l’œuvre qui fera connaître le nom de Paulo
Coelho du monde entier, L’Alchimiste,
(O Alquimista). Elle est d’abord
publiée par une petite maison d’édition, qui décide de ne pas aller au-delà des
neuf cents premiers exemplaires imprimés, avant que l’auteur ne décide de
chercher un éditeur de plus grande importance. Le conte devient alors un énorme
succès de librairie au Brésil, puis dans le monde, battant le record de
traductions pour l’œuvre d’un auteur vivant – vers 67 ou 80 langues selon les
sources. L’œuvre est traduite vers le français en 1994 par Jean Orecchioni et
publiée chez Anne Carrière. Le célèbre dessinateur français Moebius en
proposera une version illustrée. Paulo Coelho dit avoir rédigé l’histoire,
inscrite depuis longtemps « dans son âme », en deux semaines
seulement. L’intrigue de la nouvelle Le
Conte des deux rêveurs
, de Jorge Luis Borges, en est très proche. Le récit
tourne autour de la croyance en une « légende personnelle », qui
repose sur l’existence d’un projet dont chacun serait porteur, qui peut être
accompli à partir de la redécouverte de ses envies profondes. C’est Santiago,
un berger espagnol, qui dans l’histoire part à la découverte de sa légende
personnelle. Sur son chemin qui le mène d’Andalousie aux pyramides d’Égypte, il
bénéficie de l’appui d’un roi et d’un alchimiste.

Paulo
Coelho a ensuite publié de nombreux autres romans. Parmi eux figure Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis
assise et j’ai pleuré
(Na margem do
rio Piedra eu sentei e chorei
), publié en 1994, où deux personnages, à
nouveau, sont en quête de leur vérité intime : Pilar, une femme ayant
appris à maîtriser ses sentiments, et un séminariste qui a le don de guérir.
Tous deux se retrouvent après onze ans de séparation et poursuivent la quête de
ce qu’ils sont vraiment jusque dans un petit village des Pyrénées.

Son Manuel du guerrier de la lumière (Manual do guerreiro da luz), publié en
1997, autre livre à succès de l’auteur, commence bien par un conte, mais qui
sert à introduire ce qui ressemble davantage à un recueil de sagesse et d’idées
philosophiques, propres à guider, selon l’auteur, vers une vie meilleure. Les
« guerriers de la lumière » symbolisent ceux qui ne renoncent pas à
trouver un sens à la vie.

En 1998
paraît Veronika décide de mourir (Veronika decide morrer), l’histoire
d’une jeune femme que sa vie « normale » ne satisfait pas. Alors
qu’elle a décidé de mourir, elle finit par découvrir que la vie est faite de
nombreux choix où il est toujours possible de faire celui de continuer, de
miser sur un sens de la vie, mais un compte à rebours funeste s’oppose à ces
nouveaux espoirs.

En 2002,
Paulo Coelho devient membre de l’Académie brésilienne des Lettres. Ses œuvres
ont toutes une forte teneur spirituelle, qu’on trouve coutumièrement dans les
contes. Elles atteignent peut-être autant de personnes à travers le monde du
fait qu’elles mêlent les croyances, les religions, rencontrent les frontières
du mysticisme, de l’ésotérisme, et reposent donc sur un syncrétisme propre à
toucher largement. Il est régulièrement reproché à l’auteur sa facilité, la
qualité littéraire de ses œuvres, jugées proches d’ouvrages de développement
personnel, le tapage publicitaire autour de leur lancement, ses moyens faciles,
dignes d’un écrivain mineur, et même, au Brésil, ses fautes de grammaire.
L’auteur, qui se satisfait de rencontrer un large public plutôt que
l’approbation de la critique, considère qu’il y a une réelle difficulté
derrière la simplicité apparente de ses livres.

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