Le lion et la perle

par

Résumé

Structurée en trois parties – matin, midi et soir –, la pièce a pour décor le petit village d’Ilunjile au Niger.

 

Le matin

Dans sa salle de classe, Lakunle, l’instituteur du village, enseigne à des élèves d’une dizaine d’années. Cet homme dévoué à son métier accorde une grande importance à la diffusion du savoir, source de renouveau et d’évolution. Il offre cependant une piètre apparence : le complet qu’il porte, à la mode occidentale, n’est pas à sa taille.

Passe alors Sidi, réputée être la femme la plus belle du village, et les deux personnages échangent quelques paroles. Le maître ne peut s’empêcher de critiquer l’attitude de la jeune femme, sa manière d’être, son habillement, trop traditionnels à ses yeux. Elle devrait selon lui se montrer plus ouverte à la nouveauté au lieu de suivre d’anciens us et coutumes qui freinent la modernité. Lasse et insensible à son discours, Sidi fait mine de partir. C’est alors que Lakunle lui avoue son amour, et va jusqu’à lui demander de l’épouser. Cependant il refuse de payer une dot quel qu’en soit le montant, cette offrande à la famille de l’épouse étant une pratique archaïque qui n’a guère de sens à ses yeux. À cause de ce refus Sidi ne peut accepter cette union : la dot a pour elle une grande importance, elle confère un certain prestige.

Pour lui prouver son attachement, Lakunle lui montre un livre de photographies qu’il a réalisé sur le village, dans lequel Sidi occupe une place clé. Elle est flattée de se voir apparaître en couverture et sur deux pages intérieures, mais elle ne revient pas sur sa décision pour autant.

 

Le midi

Une fois l’enseignant quitté, Sidi voit Sadiku venir à sa rencontre. Sadiku est une femme âgée qui gère le harem de Baroka, le chef du village. Celui-ci, qui vit dans l’opulence, compte déjà un grand nombre de suivantes et d’enfants. Sadiku informe Sidi que Baroka souhaite la prendre pour épouse. Confrontée au refus de la jeune femme, elle lui fait l’éloge de la place qu’elle occuperait au sein du harem : elle deviendrait la dernière épouse, la plus importante d’un chef dont le statut et la réputation ne sont plus à faire. Mais rien n’y fait, Sidi maintient son refus, allant même jusqu’à affirmer que Baroka serait le seul bénéficiaire du mariage : il pourrait en effet désormais compter la plus belle fille de la région dans son palmarès !

Sadiku, impuissante, s’en va rapporter son échec au chef du village. Essuyer un tel revers est intolérable pour Baroka. Il imagine alors secrètement un stratagème qui lui permettra d’ajouter Sidi à la longue liste de ses suivantes. Sur le ton de la confidence, la conjurant de ne répéter la chose à personne, il avoue à Sadiku être impuissant.

 

Le soir

Baroka a misé sur l’indiscrétion de Sadiku à juste raison. Celle-ci file tout droit annoncer le secret du chef à Sidi, laquelle ne peut contenir son amusement et voit là une riche occasion de railler Baroka. Elle se dirige donc vers son palais, imaginant déjà le plaisir qu’elle prendra à le rabaisser. Sa soif de méchanceté la conduit en réalité tout droit dans un piège, car Baroka ne se gêne pas pour lui prouver, de force, qu’il n’est pas impuissant en réalité. La jeune fille, qui a perdu sa virginité, ne peut désormais plus, selon la tradition, réclamer une dot en cas de mariage.

Lakunle, l’apprenant, y voit là une formidable nouvelle : en effet, comme il n’est plus question de dot, rien désormais ne s’oppose à leur union ! Quand il rejoint celle qu’il aime pour lui rapporter ce raisonnement, sa joie s’évanouit : Sidi a accepté d’épouser le chef du village. Ainsi, symboliquement, le Lion (Baroka) et la Perle (Sidi) seront finalement mariés, et la pièce se termine sur une scène de danse lors de leurs épousailles.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >